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LEE DAVID (1931- )

Né le 20 janvier 1931 à Rye, dans l'État de New York, David Lee fit ses études supérieures à Harvard puis à l'université du Connecticut ; il soutint sa thèse en 1959 à l'université Yale et rejoignit aussitôt l'université Cornell où il effectua toutes ses recherches. Avec son collègue Robert C. Richardson et leur étudiant Douglas Osheroff, ils découvrirent en 1972 que l'hélium 3, isotope d'hélium dont le noyau contient deux protons mais un seul neutron, devient superfluide à une température de quelque 2 millikelvins. Ce résultat, qui ne peut être compris que dans le cadre de la physique quantique, leur valut de se partager le prix Nobel de physique 1996.

La superfluidité – phénomène spectaculaire d'absence de viscosité d'un liquide – avait été découverte à la fin des années 1930 par le physicien russe Petr Kapitsa pour l'hélium 4, et était comprise comme une condensation de Bose-Einstein. Cette propriété quantique, qui ne sera mise en évidence qu'en 1995 pour des vapeurs de rubidium refroidies à quelque 10—7K, résulte de l'effondrement de tous les atomes dans l'état de plus basse énergie. Elle n'est possible que si les particules présentes sont en nombres pairs  […]

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Autres références

« LEE DAVID (1931- ) » est également traité dans :

OSHEROFF DOUGLAS DEAN (1945- )

Auteur :  Bernard PIRE

ses études doctorales à l'université Cornell lorsqu'il découvrit, avec ses directeurs de thèse *David Lee et Robert C. Richardson, que l'hélium 3, isotope d'hélium dont le noyau contient deux protons mais un seul neutron, devient superfluide à une température de quelque 2 millikelvins. Ce résultat, qui ne peut être compris que dans le cadre de… Lire la suite
RICHARDSON ROBERT COLEMAN (1937- )

Auteur :  Bernard PIRE

Duke en Caroline du Nord et devint professeur à l'université Cornell en 1967. Avec son collègue *David Lee et leur étudiant Douglas Osheroff, ils découvrirent en 1972 que l'hélium 3, isotope d'hélium dont le noyau contient deux protons mais un seul neutron, devient superfluide à une température de quelque 2 millikelvins. Ce résultat, qui ne peut… Lire la suite
SUPERFLUIDITÉ

Auteur :  Sébastien BALIBAR

Dans le chapitre "L'hélium 3 et les autres superfluides" : …  En 1972, à Cornell University, D. D. Osheroff, R. C . Richardson et *D. M. Lee ont découvert que l'hélium 3, au-dessous de 2,5 × 10−3 K, présente plusieurs phases superfluides distinctes qui sont à la fois anisotropes et magnétiques. Bien que la théorie de la superfluidité de l'hélium 3 semble donc, à première vue, beaucoup plus complexe… Lire la suite

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