Né le 31 août 1949 à New York, le physicien américain Hugh David Politzer a suivi les cours du célèbre lycée scientifique du Bronx (le Bronx High School of Science) avant de commencer ses études universitaires à l'université du Michigan puis à l'université Harvard où il soutient sa thèse de doctorat en 1974 sous la direction de Sydney Coleman. En juillet 1974, son article « La liberté asymptotique : une approche des interactions fortes » démontre la propriété fondamentale d'une classe de théories quantiques des champs : à de très courtes distances, l'intensité des forces décroît pour des raisons liées à l'existence de champs d'interactions en auto-couplage. Publié en même temps que les travaux de David Gross et Frank Wilczek, ce travail vaudra le prix Nobel de physique 2004 à ces trois chercheurs.
Les travaux suivants de Politzer approfondissent la compréhension théorique de la chromodynamique quantique, et contribuent à son établissement comme théorie moderne des interactions nucléaires fortes. Ils concernent en particulier les propriétés des états liés de quarks lourds, découverts à l'automne de 1974. Chercheur à Harvard jusqu'en 1977, Politzer est alors nommé professeur à l'institut de technologie de Californie (Caltech) à Pasadena. Il y poursuit des recherches théoriques en physique des particules élémentaires mais n'apporte aucune nouvelle contribution exceptionnelle. Il s'intéresse ensuite à la physique atomique et en particulier à la théorie de la condensation des atomes à des températures extrêmement basses.
Bernard PIRE
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