3. La radio et la télévision
La pratique du monologue à la radio (1952 et 1959) fut aussi instructive pour Fo car elle le contraignit à un travail d'écriture qui tînt compte des possiblités de la voix : timbres, cadences, onomatopées. Plus importante encore fut sa participation à la télévision comme présentateur (« Canzonissima », 1962). Il y découvre en effet le grand public d'aujourd'hui, les dix-huit millions de spectateurs du samedi soir, pour lesquels il faut trouver des situations et des rythmes qui réveillent leur conscience engourdie par le « miracle économique ». On peut encore retenir la collaboration avec le Nuovo Canzoniere italiano, animé par Gianni Bosio, dont Dario Fo met en scène le spectacle de chants populaires (Ci ragiono e ci canto, 1966), ayant ainsi l'occasion de pétrir un matériau sonore et verbal lié au travail et prêt à être confronté avec l'expérience de la lutte des classes, à l'assurer dans ses racines historiques.
[…]… pour nos abonnés, l'article se prolonge sur 2 pages…



