3. Fortune de l'œuvre
On dénombre plus de deux cents titres de commentaires du Daode jing, du iie siècle jusqu'à nos jours. Cet ouvrage a été lu comme un traité de philosophie, un texte mystique, religieux, un écrit de recettes de longue vie, un manuel de l'exercice du pouvoir, un précis d'art militaire. Le plus ancien commentaire, partiel, est conservé dans deux chapitres du Han Fei zi (269-233) du milieu du iiie siècle avant J.-C., ce qui montre que même l'école des légistes interprétait ce texte. Viennent ensuite, à la fin du iie siècle après J.-C., le Xiang'er zhu, retrouvé parmi les manuscrits de Dunhuang et attribué à Zhang Lu, petit-fils de Zhang Daoling, considéré comme le fondateur d'une des plus grandes écoles du taoïsme religieux, celle des Maîtres célestes et le commentaire de Heshang gong (Le vénérable du bord du fleuve), qui sera très influent au moins jusqu'au xe siècle. Mais le plus célèbre commentaire reste celui de Wang Bi (226-249), de teinte philosophique, qui a estompé la plupart des autres interprétations.
[…]… pour nos abonnés, l'article se prolonge sur 1 page…



