4. Une collection de l’éphémère
Parallèlement à ces pièces éphémères, dont seules subsistent des images documentaires ironiquement intitulées « photos-souvenirs », Buren développe depuis 1975 une série d'œuvres transportables, les Cabanes éclatées. Au gré de leurs déplacements, ces dernières réagissent chaque fois de manière singulière au lieu qu'elles investissent : ce sont des structures ouvertes, dont certaines parties se projettent sur les surfaces environnantes, mur, sol, ou autres. En janvier 2000, l'artiste a amorcé une phase nouvelle de son travail, avec deux expositions organisées simultanément au musée d'Art moderne Lille-Métropole, et à l'institut d'Art contemporain de Villeurbanne. La première institution accueillait Une traversée, un examen rétrospectif des œuvres « picturales », sur toile. La seconde, Mises en demeures, une série inédite de Cabanes éclatées où le tissu rayé est abandonné au profit de subtils effets de matières transparentes et colorées, offrant au spectateur une grande variété d'expériences spatiales. Ces deux manifestations ont donné lieu à la mise en chantier d'un catalogue raisonné de l'œuvre, signe d'une consécration, mais aussi paradoxe d'une collection de l'éphémère.
[…]… pour nos abonnés, l'article se prolonge sur 2 pages…



