Musique destinée aux night-clubs, la dance est issue du disco et de la house. Le DJ et le producteur-arrangeur y exercent une part prédominante, au détriment de l'artiste, cantonné au rôle d'interprète.
En France, la dance music est souvent considérée comme un dérivé commercial de la house music, dont elle emprunte quelques traits. Ses artistes et/ou producteurs précurseurs sont surtout issus du disco : Boney M et ses arrangements fondés sur des motifs répétitifs, Giorgio Moroder (Love to Love you Baby par Donna Summer, 1975), qui anticipe l'esthétique « mécaniste » en faisant jouer les hommes comme des machines, Jean-Marc Ceronne, qui hypertrophie les éléments rythmiques et pille la musique noire, et, dans un autre registre, plus robotique, Kraftwerk (Trans-Europe Express, 1977) et son « futurisme » sonore radical mais vendeur.
La dance music peut être envisagée sous un angle purement fonctionnel, puisque son but avoué est de maintenir coûte que coûte les adeptes des night-clubs sur la piste de danse. Les « produits », envoyés sous la forme de disques vinyles aux DJ en vue, ont pour dénominateur commun la répétition de patterns* mélodico-harmoniques et des constructions rythmiques à base de boucles assemblées grâce au séquenceur puis à la M.A.O.* (musique assistée par ordinateur) à partir de 1986, grâce aux ordinateurs Atari.
À l'image du précurseur et créatif The Groove is in the Heart, de Deee-Lite, la colonne vertébrale de cette musique est composée d'une grosse caisse synthétique marquant les temps et d'une imitation analogique de pédale* charleston sur le contretemps. L'utilisation de machines des années 1980 devenues obsolètes puis remises au goût du jour est caractéristique d'une recherche sur le timbre qui emprunte souvent à la techno, plus novatrice. La synthèse analogique, avec ses possibilités de faire évoluer le grain du son en temps réel, se combine avec la technologie de l'échantillonnage numérique (sampling*). Les machines « primitives » comme les boîtes à rythm […]
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