2. Diagnostic du daltonisme
Les tests servant à détecter le daltonisme sont des tests pigmentaires ou des mélanges de lumières colorées.
Les tests pigmentaires recourent à des albums dits pseudo-isochromatiques ou à des tests de classement. Les albums se présentent sous formes de planches comportant une nappe d'éléments colorés figurant un motif d'une certaine couleur (chiffre, lettre, dessin) se détachant sur un fond d'une autre couleur, couleurs choisies en sorte que le sujet daltonien ne peut pas déchiffrer le motif. Le plus connu de ces albums est celui d'Ishihara (1917).
Les tests de classement consistent en séries de pions colorés que le sujet doit classer dans l'ordre logique de succession des teintes. Les sujets daltoniens font des erreurs systématiques qui reflètent le type protan, deutan ou tritan de leur déficience. Les tests les plus connus sont ceux de Farnsworth (1943) : test panel D-15 pour une estimation rapide de la déficience ; test 100-hue pour une étude plus précise de la discrimination colorée.
Les mélanges de lumières colorées utilisent la classique équation de Rayleigh (1881), présentée dans un colorimètre clinique (anomaloscope de Nagel, 1907). Celle-ci consiste à égaliser l'apparence colorée d'un mélange de lumière rouge (670 nm) et de lumière verte (545 nm) avec une lumière monochromatique jaune (590 nm). Les sujets trichromates normaux réalisent une égalisation ponctuelle, sensiblement la même pour tous les sujets. Les trichromates anormaux présentent une déviation significative du point d'égalisation soit vers le rouge (protanomalie), soit vers le vert (deutéranomalie). Les dichromates confondent déjà entre elles les deux lumières rouge et verte et tous leurs mélanges leur semblent identiques.
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