2. Morphologie et anatomie des Cycadophytes
• Le stipe
Le plus souvent, le stipe des Cycadophytes n'est pas ramifié, bien que, chez certains individus âgés, il se dichotomise, notamment sous l'influence de traumatismes. Les horticulteurs japonais ont ainsi obtenu de très beaux plants nains particulièrement ramifiés.
Les hauteurs maximales varient suivant les espèces. Cycas media atteint près de 20 m ; Cycas revoluta plus de 7 m, avec quelquefois 2 m de circonférence ; Cycas circinalis, haut le plus souvent de 6 m, peut atteindre 12 m.
Une coupe transversale de la tige montre un bois centrifuge superposé au liber peu développé, en couronne autour d'une moelle très large, pourvue de nombreux canaux à gommes.
Les zones d'accroissement du bois secondaire ne sont pas annuelles, mais, chez les Cycas, par exemple, sont liées aux poussées foliaires qui ont lieu tous les quatre ou cinq ans.
Chez les Bennettitales, la structure est comparable à celle des Dicotylédones les plus primitives dépourvues de vaisseaux véritables, constituant le groupe des Homoxylées : les trachéides, à ponctuations aréolées scalariformes particulièrement primitives, pourraient être héritées d'un ancêtre filicéen.
Chez les Cycadales, plus évoluées que les Bennettitales, les grandes ponctuations aréolées scalariformes subissent une transformation plus poussée : elles se fragmentent en ponctuations aréolées isodiamétriques et se disposent en alternance.
La solidité du stipe des Cycadophytes est souvent renforcée par un trajet particulier des faisceaux, issus du bois centrifuge, qui rejoignent les frondes. Les traces foliaires sortent du massif ligneux central en un point diamétralement opposé à la feuille qu'elles irriguent. Un tel trajet s'effectue donc « en ceinture » dans l'écorce de la tige.
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