Le champ montagnard en terrasses, très répandu dans les montagnes méditerranéennes jusqu'à la première moitié du xxe siècle, est un champ créé par l'homme sur des versants que leur pente naturelle ne rend pas aisément cultivables. Dans les régions tropicales, de vastes surfaces ont été aménagées en terrasses, ce sont souvent des terrasses irriguées : par exemple, les rizières étagées
de Madagascar et des Philippines
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Cultures en Indonésie Cultures de riz en terrasses en Indonésie. Photographie de Ernst Haas.
Crédits: Ernst Haas Courtesy of Hulton Getty Consulter
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Rizières aux Philippines Rizières en terrasses sur les pentes du mont Banahao, dans le sud de l'île de Luçon.
Crédits: Jerry Alexander, Tony Stone Images Consulter
Les terrasses cultivées sont généralement situées dans des zones de forte pression démographique, impliquant à la fois des besoins alimentaires importants et une abondante disponibilité de main-d'œuvre.
Située d'ordinaire sur un versant ensoleillé, la terrasse comprend deux parties : le mur de soutien et l'espace cultivable, qui n'est pas toujours rigoureusement plat. Appelé planche, parchet, tablard selon les régions, ce dernier ne peut être travaillé qu'avec des outils manuels. Les murs de soutènement sont maçonnés ou en pierres sèches. Les chemins d'accès consistent en sentiers ou en escaliers.
La mise en place et l'entretien des terrasses, ainsi que leur mise en culture, nécessitent un travail harassant. Les murs peuvent s'ébouler, il faut alors remonter la terre. C'est pourquoi, en Europe, la culture en terrasses n'a perduré que dans la mesure où elle fournit des produits relativement rares et chers (vignoble genevois par exemple). Les terrasses permettent aussi de ralentir l'érosion et de mieux conserver les sols.
Roger BÉTEILLE
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