1. Politique intérieure
Le 10 octobre 1991 s'ouvre le IVe congrès du Parti communiste cubain à Santiago de Cuba. Fidel Castro justifie le maintien d'une stricte orthodoxie marxiste dans l'île.
Le 20 janvier 1992, Eduardo Diaz Betancourt est exécuté. Il avait tenté de s'infiltrer dans l'île à la tête d'un commando armé de trois exilés cubains en décembre 1991.
Le 12 juillet, le Parlement cubain adopte une réforme constitutionnelle. Elle prévoit l'élection des députés au suffrage universel direct à bulletin secret, s'engage à respecter la liberté religieuse, garantit les investissements étrangers, limite la propriété socialiste aux moyens de production « fondamentaux » et autorise la vente de terres par les petits propriétaires à d'autres personnes privées.
Le 24 février 1993, pour la première fois depuis 1959, les Cubains élisent au suffrage universel direct et à bulletin secret les membres d'une nouvelle Assemblée nationale du peuple sur une liste du Parti communiste, en l'absence, il est vrai, de listes d'opposition. Le lendemain, Fidel Castro fait allusion à l'éventualité de son départ mais, le 15 mars, l'Assemblée nationale du peuple le réélit à la tête du Conseil d'État pour un mandat de cinq ans.
Le 21 décembre, après les nombreux Cubains qui ont émigré au cours de l'année, la fille de Fidel Castro, Alina Fernandez Revuelta, qui critique depuis longtemps le régime de son père, arrive aux États-Unis après être passée par Madrid.
Durant l'été de 1997, une vague d'attentats contre des hôtels de La Havane fait un mort. Le 10 septembre, les autorités annoncent l'arrestation d'un « mercenaire salvadorien » qui aurait agi pour le compte d'une organisation d'exilés cubains anticastristes basée à Miami.
Le 10 octobre, le Ve congrès du Parti communiste réélit Fidel Castro et son frère Raúl aux postes de premier et deuxième secrétaire. La composition du bureau politique est toutefois rajeunie. À l'ocasion du trentiè […]
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