3. Les applications
La cryptologie fait aujourd'hui l'objet d'une forte demande du marché : il ne s'agit plus seulement d'utiliser de façon marginale un procédé cryptographique pour assurer une fonction précise, comme le contrôle d'accès, mais bien de concevoir une architecture globale de sécurité dont la cryptologie est la pierre angulaire. Cette évolution a d'ailleurs été prise en compte dans les textes législatifs et réglementaires de la plupart des pays. En France, la loi du 13 mars 2000 donne aux signatures électroniques le même statut que les signatures manuscrites et l'on peut ainsi déclarer ses impôts en ligne. De même, la loi du 21 juin 2004 pour la confiance dans l'économie numérique a-t-elle totalement libéralisé l'usage des moyens de chiffrement : seuls la fourniture, l'importation et l'exportation d'équipements de cryptographie restent soumises, suivant leur nature, à certaines formalités, moins contraignantes – au demeurant – que par le passé.
• Infrastructures de clés publiques et transactions électroniques
L'un des problèmes qui limitent le déploiement des procédés de cryptologie mettant en jeu la signature est la question de la certification : s'il est impossible de contrefaire une signature numérique – à moins de s'être emparé de la clé secrète qui peut la créer –, il est en revanche aisé de générer des clés, publiques et privées, qui se correspondent. La question cruciale est donc de relier la clé publique reçue par un usager, une entreprise, une administration, à son identité juridique légale et – le cas échéant – d'attester sa solvabilité. C'est le rôle des infrastructures de certification : celles-ci délivrent des certificats, qui ne sont que des signatures numériques apposées aux clés publiques de leurs clients, après avoir procédé aux vérifications qu'elles estiment nécessaires ou que la réglementation impose. Toute une ingénierie cryptographique s'est ainsi développée et a permis la mise en place de telles infrastructures. La reconnaissance légale des signatures digitales […]
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