1. Politique intérieure
Les 6 et 7 mai 1990, le second tour des élections législatives confirme le succès du parti d'opposition, l'Union démocratique croate (H.D.Z.), mené par Franjo Tudjman. Le 31, le nouveau Premier ministre, Stipe Mesić, présente devant le Parlement le premier gouvernement non communiste de cette république depuis 1945.
Le 21 décembre, le droit de faire sécessionest inscrit dans la nouvelle Constitution.
Le 2 mars 1991, à Pakrac, de violents affrontements opposent des policiers croates à des réservistes serbes de la police. La minorité serbe de Croatie s'inquiète des divergences entre la Serbie, fidèle à l'idée d'une fédération yougoslave centralisée, et la Croatie, n'envisageant son avenir qu'au sein d'une alliance d'États souverains.
Le 1er avril, la Krajina, région de Croatie essentiellement peuplée de Serbes, annonce son rattachement à la Serbie. Elle avait déjà proclamé son autonomie en décembre 1990.
Le 2 mai, affrontements sanglants entre Serbes et Croates. Le 4, la présidence collégiale yougoslave décide l'envoi de l'armée fédérale en Croatie.
Le 19 mai, référendum sur l'indépendance : 94,17 p. 100 des électeurs se prononcent en sa faveur. La minorité serbe boycotte le scrutin.
Le 6 juin à Sarajevo, les présidents des six républiques yougoslaves recherchent un compromis entre les tenants du maintien de la fédération actuelle et les partisans d'une confédération de républiques souveraines, souhaitée par la Croatie et la Slovénie.
Le 25 juin, la Croatie est officiellement proclamée souveraine et indépendante.
Le 7 juillet, à Brioni, Serbes, Slovènes, Croates et autorités fédérales négocient en présence des trois médiateurs délégués par le Conseil européen. La déclaration commune prévoit un cessez-le-feu et la suspension des déclarations d'indépendance.
Le 3 août, la présidence fédérale lance un nouvel appel au cess […]
… pour nos abonnés, l'article se prolonge sur 6 pages…



