Créteil, chef-lieu du département du Val-de-Marne, comptait 89 000 habitants selon les estimations de 2005. Cette commune, bordée à l'est par la Marne, a connu deux épisodes successifs de forte croissance démographique depuis les années 1960, qui ont fait tripler sa population en trente ans.
Créteil a une origine très ancienne mais ne devient un bourg qu'à l'époque gallo-romaine. Jusqu'au second Empire, seul existe l'actuel « vieux Créteil », à savoir le village établi sur la butte du Mont-Mesly. À cette époque débute le lotissement des grands domaines établis le long de la Marne au nord et à l'est du village (quelques beaux hôtels particuliers) ; tout ce secteur a été colonisé par la vague des lotissements pavillonnaires des années 1920. Jusqu'en 1958, l'urbanisation demeure cantonnée à cette partie orientale de la commune ; le reste est occupé d'abord par des cultures maraîchères, puis par l'exploitation de gravières et sablières en eau.
La Z.U.P. du Mont-Mesly, située en bordure sud-ouest du vieux Créteil, s'inscrit dans le grand mouvement de réalisation des logements collectifs sociaux des années 1950 et 1960 : 6 500 logements sont ainsi édifiés entre 1958 et 1965, abritant au total 25 000 habitants, ce qui fait doubler la population de la commune. Ce grand ensemble n'est pas trop affecté par les problèmes habituels de dégradation du bâti, d'insécurité et de délinquance, car il est plutôt bien intégré au tissu urbain environnant et bien entretenu.
En 1965, Créteil accueille la préfecture du nouveau département du Val-de-Marne. C'est une consécration pour cette commune plutôt modeste et sans attrait particulier, si ce n'est la disponibilité de la plus grande partie de son territoire pour l'urbanisation (700 hectares), ce qui à l'époque était déjà exceptionnel aussi près de Paris. La même année est élu maire un homme énergique et déterminé, le général Pierre Billotte, figure de la France libre et compagnon de lutte du général de Gaulle. Ces facteurs favorables vont faire sortir la ville de son relatif an […]
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