Né et mort à Paris, académicien, conseiller et aumônier du roi. Nul n'ignore, grâce à Boileau, que Cotin a prêché. À travers Trissotin, on le connaît encore mieux comme auteur prétentieux de poésies galantes, énigmes, etc., et comme adversaire pédant de Ménage. Il fréquente effectivement l'hôtel de Rambouillet et d'autres salons, dont celui de la Grande Mademoiselle, produit des volumes de Poésies mêlées, d'Œuvres galantes, et le pamphlet virulent de La Ménagerie. On connaît moins ses poèmes pieux (La Magdelaine, 1635) qui méritent bien leur obscurité. Les sarcasmes qui ont immortalisé son nom dissimulent trop pourtant ses mérites réels. Imbu de la doctrine classique la plus solide, qu'avec sa génération il a contribué à fonder, il sait que « le grand art est de cacher l'art sous les apparences de la nature ». Il se moque, tout comme Molière, de la préciosité ridicule (il a du reste critiqué lui-même son fameux madrigal d'« Amarante », qu'il a eu le tort de publier), et il est estimé par ses contemporains, Chapelain par exemple, pour l'esprit philosophique qu'il porte dans la théorie littéraire.
Jean MARMIER
Retour en haut



