La cosmologie se range parmi les plus anciennes disciplines intellectuelles de l'humanité. Bien qu'elle se consacre à l'étude de l'Univers, du cosmos englobant la totalité de ce qui nous est accessible dans la nature, elle possède une spécificité qui la distingue des autres sciences naturelles : elle ne s'intéresse aux différentes parties qui composent l'Univers que dans la mesure où elles sont en relation ; et c'est l'ensemble de ces relations, pour autant que l'on puisse les appréhender, qui recouvre le mieux le concept d'Univers.
La cosmologie ne s'intéresse donc pas aux objets en particulier – planètes, étoiles, galaxies... – mais plutôt au cadre dans lequel ils évoluent, aux lois communes auxquelles ils obéissent. Signalons que le terme de cosmologie s'est généralisé et englobe ce qui autrefois apparaissait sous les dénominations distinctes de cosmographie et de cosmogonie. Nous ne traiterons ici que de la cosmologie scientifique, dont l'existence repose sur quelques principes plus ou moins implicites.
1. La cosmologie et ses principes
• Les principes
Le premier principe énonce qu'il y a un sens à envisager une cosmologie scientifique, à parler d'un Univers qui ne se réduit pas à la simple accumulation des objets existants, et que cet Univers est intelligible. Sans quoi cette discipline n'aurait pas de raison d'être ! Ainsi, l'Univers dans son ensemble est muni d'une structure, ou il est même cette structure. Les structures géométrique, chronométrique, causale font de lui un objet possible d'étude, muni de lois. Et ces lois, que la cosmologie tente précisément de mettre en évidence, gouvernent aussi les relations entre les éléments de cet Univers, leurs interactions avec le cosmos.
Dans un sens, les propriétés du cosmos influencent celles de la matière : par exemple, les galaxies, plongées dans la structure de l'Univers, subissent son évolution. De ce fait, elles révèlent cette structure et cette évolution : les observations doivent permettre de discerner, dans leurs pro […]
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