4. L'évolution du cormus
• Les premières conceptions anatomiques
Certains auteurs ont voulu tirer de la morphologie des premières plantes vasculaires connues à leur époque une explication générale des autres plantes vasculaires plus évoluées. Certains, qui admettent la prépondérance de la tige, ont émis des théories caulinaires comme Van Tieghem avec sa théorie de la stèle, C. E. Bertrand avec sa théorie du divergeant (1902), F. O. Bower avec sa théorie du strobile (1908).
F. O. Bower voulait déterminer l'origine primitive de la partie fondamentale de la plante pour déterminer ensuite les parties qui en ont dérivé secondairement. Initialement, la plante avait la forme d'un axe bien individualisé, conique, appelé strobile, première ébauche de la tige, considéré comme un organe prépondérant à symétrie radiale. L'appareil conducteur s'est complété ensuite avec l'apparition des systèmes foliaires à symétrie dorsiventrale.
D'autres auteurs voient le point de départ dans la feuille. C'est le cas de Delpino (1883) avec sa théorie du phyllome, de Celakowsky (1901) avec sa théorie de l'article, de H. Potonié avec sa théorie du péricaulome (1903) et de O. Lignier avec sa théorie du mériphyte (1903-1904). Pour H. Potonié, la tige primitive appelée urcaulome, est entourée d'un manchon formé par les bases foliaires, le péricaulome. O. Lignier désigne le système libéro-ligneux de la feuille plus ou moins dichotome sous le nom de mériphyte et la tige est un axe cauloïde propre qui s'est transformé en raison des apports que lui fournissent les mériphytes successifs. Quant au pétiole, il diffère de la tige par sa symétrie différente. Des cauloïdes dichotomes souterrains ont formé la racine.
Pour W. Zimmermann, auteur d'une autre théorie (1952), un télome est la partie simple, terminale d'un axe ramifié par dichotomie. Un télome rejoint un autre télome vers le bas et les distances placées entre deux bifurcations sont les mésomes. Il y a des télomes stériles et des télomes fertiles. La plante est dans sa totalité constituée par un syntélome.
D'autres auteurs enfin considèrent la plante comme résultant de la coalescence d'unités morphologiques complexes. C'est le cas de C. Gaudichaud avec sa théorie des phytons et de G. Chauveaud avec sa théorie phyllorhizaire.
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