2. La paroi squelettique des végétaux vasculaires
• La mise en place de la paroi pecto-cellulosique
Dans une cellule mère en voie de division, une membrane nouvelle se constitue dans la région équatoriale. Cette membrane « primitive » formera la lamelle moyenne que peut colorer le rouge de ruthénium, caractéristique des composés pectiques. Elle s'épaissit par addition, sur chaque face, d'une couche cellulosique appartenant en propre à chacune des deux cellules filles et constituant les parois primaires ; celles-ci sont d'épaisseur constante, sauf en certains points où la couche cellulosique s'amincit pour limiter des ponctuations primaires. À l'intérieur de cette paroi primaire apparaissent ensuite des dépôts successifs de cellulose décomposés en trois couches (externe, moyenne, interne) formant la paroi secondaire ; les dépôts irréguliers déterminent des ponctuations secondaires.
La membrane squelettique des cellules végétales deviendra plus ou moins complexe selon les espèces. Elle s'imprègne de substances diverses : silice dans les tiges de Prêles, de Cypéracées et de certaines Graminées, carbonate de calcium, lignine dans certains tissus de soutien et conducteurs. Dans les cellules ayant achevé leur croissance, la lignification atteint la quasi-totalité de la membrane (fibres, parenchyme ligneux) ; dans les cellules en voie de croissance, cette imprégnation est partielle et progressive et ménage toujours des interruptions. Enfin, dans la partie la plus interne de la paroi, on trouve parfois une couche tertiaire, incomplète et disjointe, sous la forme d'un épaississement spiralé (trachéides d'if, vaisseaux de tilleul).
[…]… pour nos abonnés, l'article se prolonge sur 14 pages…



