Deuxième ville d'Argentine après Buenos Aires, avec 1,36 million d'habitants en 2001, Córdoba (chef-lieu de la province homonyme) est aussi la capitale de l'intérieur. Au contact de la Pampa et de la sierra de Córdoba, qui la limite à l'ouest, elle exerce son influence sur toute l'Argentine subtropicale et andine de l'Ouest et du Nord-Ouest. Les colonisateurs espagnols surent apprécier cette situation ainsi que le site de piémont irrigable, de sorte qu'aux xviie et xviiie siècles la ville comptait déjà une aristocratie terrienne, une bourgeoisie commerçante et un riche clergé qui y créa la première université argentine (en 1613). À la fin du xixe siècle, la « conquête du désert » lui ouvre l'espace pampéen en élargissant les limites de la province de Córdoba. La crise de 1930 permet de mobiliser les immigrants (métis du Nord-Ouest, Italiens et Espagnols de la Pampa agricole) pour l'industrialisation décidée par les responsables politiques tant nationaux que locaux. Les forces armées, notamment, développent des industries mécaniques ; celles-ci seront reconverties (transports routiers et ferroviaires) et démultipliées à […]
