4. Modes de jeu
Le cor d'harmonie apparaît à une époque où on ne demande plus à un corniste d'avoir un son brillant, mais de s'adapter à l'ensemble des vents de l'orchestre en se fondant dedans. Alors que le cor peut avoir une sonorité éclatante, Anton Joseph Hampel, corniste de la Hofkapelle de Dresde, se demanda vers 1750 comment il pourrait obtenir une autre sonorité ; il eut alors l'idée d'étouffer le son de l'instrument en introduisant la main dans le pavillon, obtenant cette plénitude chaude, ronde et expressive qui, depuis lors, caractérise le timbre du cor. Cette technique a été conservée par les cornistes contemporains.
Mais la technique du « bouchage » ne sert pas qu'à étouffer le son. Par des positions savamment choisies, l'instrumentiste peut produire des notes « artificielles », conférant à l'instrument une série de notes nouvelles, impossibles à obtenir autrement. Cette technique permit de produire tous les intervalles chromatiques de l'étendue du cor, offrant la possibilité nouvelle de jouer des airs plus mélodiques qu'auparavant.
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