5. Traitement et prophylaxie
L'isolement du coquelucheux est indispensable. Son alimentation, en particulier chez le nourrisson, sera fonction des vomissements. Les médications symptomatiques viseront à calmer la toux et à diminuer la sécrétion bronchique. Parmi les médications spécifiques, le sérum hyperimmunisé possède, outre son intérêt prophylactique, une valeur curative certaine. Parmi les antibiotiques, la streptomycine, active in vitro contre le bacille de Bordet-Gengou, donne in vivo des résultats discordants. Il en est de même avec la chloromycétine.
En 1931, Leslie et Gardner découvrirent que pendant sa culture au laboratoire, le bacille de Bordet-Gengou passait par trois phases au cours desquelles il perdait progressivement son pouvoir pathogène et son aptitude à vacciner. Seule une culture jeune, en phase I, a des propriétés antigéniques suffisantes pour la préparation d'un vaccin efficace. Cette constatation et l'étude des diverses fractions antigéniques du germe ont permis de préparer un vaccin à partir de mélanges de plusieurs souches en phase I inactivées (par l'aldéhyde formique dans le vaccin de l'Institut Pasteur). Ce vaccin peut être simple ou absorbé (adjonction d'hydroxyde d'alumine), utilisé isolément ou associé à d'autres (antidiphtérique, antitétanique, antipoliomyélitique).
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