3. Manifestations cliniques
La période d'incubation est d'environ une semaine avec des limites extrêmes variant de trois à quinze jours : en fait, l'imprécision et le caractère progressif des signes initiaux rendent difficile l'appréciation de la durée de l'incubation. Celle-ci est, de toute façon, toujours parfaitement discrète. Le début, ou période catarrhale, simule une trachéo-bronchite banale avec une toux dont la persistance, le caractère paroxystique, la recrudescence nocturne, l'accompagnement par une congestion du visage et des vomissements, finissent par orienter le diagnostic ; il existe une fièvre discrète, ne dépassant pas 38 0C. Cette période dure de 8 à 15 jours. C'est la période de plus grande contagiosité, celle à laquelle les examens de laboratoire auront le plus d'intérêt pour affirmer le diagnostic alors que les signes cliniques ne sont encore que des signes de présomption.
Insensiblement apparaît la période des quintes, manifestation essentielle et pratiquement unique de la période dite d'état. Ces quintes que l'enfant sent venir et qu'il redoute sont caractérisées par trois éléments : la toux, impérieuse, faite d'une série de secousses expiratoires de plus en plus brèves, entraînant la cyanose du visage et l'injection conjonctivale ; la reprise, ou inspiration prolongée, bruyante et comparée au chant du coq. Toux et reprise vont se succéder quatre, six, dix fois et plus jusqu'à ce que la fin de la quinte soit marquée par le dernier élément, l'expectoration caractéristique, muqueuse, transparente, comparable à du blanc d'œuf. Souvent un vomissement suit la quinte ; celle-ci survient habituellement vingt à trente fois par jour avec des variations : jusqu'à cent dans les formes graves, moins de dix dans les « coqueluchettes ».
À côté de cet aspect classique existent des formes malignes, avec pâleur, hyperthermie et convulsions, des formes avec complications mécaniques (ulcération du frein de la langue, épistaxis, etc.), pulmonaires (broncho-pneumonie), nerveuses (convulsions, apnée).
Chez le nourrisson, la coqueluche, qui est la plus fréquente des maladies infectieuses, est souvent atypique et toujours de pronostic sévère.
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