2. Épidémiologie
La coqueluche existe à l'état endémique dans le monde entier avec des poussées épidémiques survenant tous les deux à quatre ans. Bien qu'elle soit surtout une maladie du jeune enfant, avec un maximum de fréquence situé entre 2 et 5 ans, la coqueluche peut survenir avant 1 an (de 15 à 30 p. 100 des cas), voire chez le nouveau-né (qui ne paraît pas bénéficier d'une immunisation maternelle passive, comme dans la plupart des autres maladies de l'enfance) et aussi chez l'adulte, voire chez le vieillard, si ceux-ci n'ont pas été immunisés durant leur enfance.
La contagion est habituellement directe par les gouttelettes émises lors de la toux (gouttelettes de Flügge). Quelques cas authentiques de contamination indirecte par des linges souillés ont été rapportés ; en fait, la fragilité du bacille de Bordet-Gengou, qui ne peut survivre plus de quelques heures en dehors de l'organisme, limite la transmission indirecte. De même le rôle de porteurs de germes, convalescents ou sujets sains, est très limité. À l'opposé, les malades faisant une coqueluche légère, atténuée ou atypique, jouent un rôle très important dans la diffusion de la maladie.
La contagiosité des malades, maximale durant la phase catarrhale ou phase de début, décroît progressivement au cours de la période des quintes : pratiquement elle a disparu après la troisième ou quatrième semaine de celle-ci.
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