Ce sujet est traité dans les articles suivants :
Écrit par : Jean BRUHAT
Dans le chapitre "La Révolution française" : … Le 26 août 1792, la Législative confère à William Wilberforce la citoyenneté française. La *Convention va plus loin, mais timidement d'abord, se contentant sur la proposition de l'abbé Grégoire (le véritable abolitionniste français de l'époque révolutionnaire) de supprimer les primes aux armateurs négriers, sans interdire la traite elle-… Lire la suiteÉcrit par : Jean DÉRENS
… *La question des subsistances a joué un rôle essentiel dans la mobilisation des masses populaires qui, par l'insurrection, ont donné à la Révolution un nouvel élan à chaque fois qu'elle semblait dans l'impasse, le 14 juillet et le 5 octobre 1789, le 20 juin et le 10 août 1792. À chaque fois, le peuple des faubourgs s'est soulevé pour briser les… Lire la suiteÉcrit par : Michel EUDE
… *Le 2 novembre 1789, l'Assemblée constituante décide que les biens du clergé seront « mis à la disposition de la nation » pour rembourser la dette de l'État. Mais il est nécessaire de mobiliser ce capital évalué à quelque trois milliards de livres. Le 19 décembre, l'Assemblée crée une Caisse de l'extraordinaire chargée d'aliéner les biens du clergé… Lire la suiteÉcrit par : Jean TULARD
… *L'« Anacréon de la guillotine », tel fut l'un des nombreux surnoms de Barère. Il résume bien les contradictions de ce « petit-maître » du xviiie siècle, qui appartint au grand Comité de salut public de l'an II et dont Napoléon, après l'avoir utilisé, devait parler avec mépris dans Le Mémorial de Sainte-Hélène de Las… Lire la suiteÉcrit par : Jean MASSIN
… *Issu d'une famille provençale noble, Barras entre dans l'armée à seize ans, fait campagne aux Indes puis sous les ordres de Suffren, et donne sa démission à la fin de la guerre d'Indépendance. Suivent quelques années plus indolentes qu'actives, d'où il émerge inopinément comme député du Var à la Convention. Il y siège à la Montagne, vote la mort de… Lire la suiteÉcrit par : Jean TULARD
… *Le Rectiligne, disait-on de ce révolutionnaire auquel sa rigidité et son caractère implacable ont donné une place particulière dans l'histoire de la Convention et du Comité de salut public. Fils d'un avocat au siège présidial de La Rochelle, avocat lui-même, auteur dramatique manqué, professeur laïque au collège des oratoriens à Juilly, rédacteur… Lire la suiteÉcrit par : Jean MASSIN
… *Avocat au parlement de Paris et maître d'hôtel du comte de Provence avant la Révolution, Boissy d'Anglas siège à la Constituante parmi les Constitutionnels modérés ; député à la Convention, il vote contre la mort de Louis XVI et reste toujours le même modéré ; suivant ses goûts, chacun peut le dire insignifiant comme les irrésolus de la « Plaine… Lire la suiteÉcrit par : Roger DUFRAISSE
… *Né dans une famille de gens de justice, Buzot est avocat à Évreux, sa ville natale. En 1789, il rédige le cahier de doléances du bailliage et il est élu député du tiers état. Siégeant à l'extrême gauche et lié à Robespierre, il joue un très grand rôle dans la rédaction de la Déclaration des droits de l'homme, dans celle de la Constitution… Lire la suiteÉcrit par : Jean-Paul PARISOT
Dans le chapitre "Calendrier républicain" : … République française depuis le 22 septembre 1792. C'est le 5 octobre 1793, durant la Terreur, que la* Convention abolit le calendrier grégorien et lui substitue le calendrier républicain, dont certains détails seront précisés par décret du 24 octobre 1793. Ce calendrier entre en vigueur le 6 octobre 1793 (le lendemain du 5 octobre 1793 allait… Lire la suiteÉcrit par : Jean TULARD
… *Originaire de Montpellier, issu d'une famille de négociants, de religion réformée, Cambon est élu à l'Assemblée législative par le département de l'Hérault. Il y révèle une connaissance des problèmes financiers qui attire l'attention sur lui. Ne demande-t-il pas un contrôle renforcé de la caisse de l'Extraordinaire et ne souligne-t-il pas les… Lire la suiteÉcrit par : Jean-Clément MARTIN
Dans le chapitre "Du mécontentement à la Contre-Révolution" : … *Celles-ci éclatent vraiment en février-mars 1793, en réponse à la levée des 300 000 hommes décidée par la Convention, à l'image et en même temps que les révoltes qui débouchent dans la « guerre de Vendée » ; mais le succès au nord de la Loire est éphémère et les troupes républicaines reprennent rapidement le contrôle de toute la région, écrasant… Lire la suiteÉcrit par : Guy BRAIBANT
Dans le chapitre "La grande œuvre codificatrice de la Révolution et de l'Empire" : … thermidor, et Cambacérès, futur archichancelier d'Empire. Le premier présenta le 30 mai 1794, à la *Convention, qui l'adopta, un « plan de travail » d'élaboration d'un « code complet des lois » ; le second prononça devant elle, le 15 juillet 1794, un rapport sur le plan de ce code, qui devait comprendre « vingt-huit codes particuliers » ; la… Lire la suiteÉcrit par : Jean TULARD
… *Le nom de Collot d'Herbois ne serait certainement pas passé à la postérité si son titulaire avait limité ses activités au monde théâtral qui fut celui de sa jeunesse. Les quinze pièces qu'il fit jouer sur diverses scènes ont depuis longtemps disparu des répertoires ; quant à son talent d'acteur, il fut, semble-t-il, très discuté. En revanche, la… Lire la suiteÉcrit par : Germain BAZIN, Vincent POMARÈDE
Dans le chapitre "Destruction et conservation à l'époque contemporaine" : … et des transformations sociales qu'entraîne celui-ci, ne cessera de croître jusqu'à nos jours. La *Convention, en prescrivant l'abolition des emblèmes féodaux, invitait les citoyens à procéder à des destructions : elle fut bientôt débordée par le vandalisme qu'elle avait elle-même provoqué et prit des mesures en faveur de la conservation de tous… Lire la suiteÉcrit par : Jacques GUILLERME
… *Le Conservatoire national des arts et métiers (C.N.A.M.), à Paris, est un établissement public de formation, de recherche et de diffusion de la culture scientifique, fondé le 10 octobre 1794 à l’initiative de l’abbé Grégoire. Déjà, Vaucanson en avait formé une première ébauche ; il avait réuni dans l'hôtel de Mortagne, rue Charonne, une collection… Lire la suiteÉcrit par : Nicolas NITSCH
… *La Constitution montagnarde du 24 juin 1793 présente la particularité de n'avoir jamais été appliquée. Elle succède au projet de constitution très décentralisateur préparé par la Convention girondine et qui n'avait pas été adopté. La Constitution montagnarde n'en reste pas moins inspirée de la Convention qu'elle perpétue, puisqu'elle instaure un… Lire la suiteÉcrit par : Nicolas NITSCH
… *Votée par la Convention plus d'un an après la chute de Robespierre, approuvée par référendum, la Constitution du 5 fructidor an III, c'est-à-dire du 22 août 1795, est, avec ses 377 articles, la plus longue Constitution de notre histoire. Elle a été appliquée durant quatre ans, jusqu'au coup d'État de Bonaparte, le 18 brumaire an VIII. Les… Lire la suiteÉcrit par : Christian HERMANSEN
… juges, des officiers municipaux et des 83 « administrateurs » des départements nouvellement créés. *Votée par la Convention le 24 juin, approuvée par le peuple entre juillet et août, la Constitution de 1793 reste inappliquée en raison de la terreur révolutionnaire instaurée dès octobre. Sa Déclaration, dite de l'an I, insiste sur l'égalité entre… Lire la suiteÉcrit par : Jean MASSIN
… *C'est le 27 avril 1790 que naît la Société des Amis des droits de l'homme et du citoyen tenant ses séances en l'église des Cordeliers. Avant d'abriter un club, l'église avait donné son nom à l'un des soixante districts parisiens créés en avril 1789. Le district des Cordeliers, correspondant à peu près au quartier de l'actuel Odéon, était habité par… Lire la suiteÉcrit par : Roger DUFRAISSE
… *Fils d'un notaire, Couthon devient avocat à Riom, mais il est atteint d'une paralysie des jambes dès 1788. Président du tribunal de district de Clermont-Ferrand en décembre 1790, il est élu à la Législative en 1791, siège à l'extrême gauche et se prononce contre la cour. Il demande de déclarer Monsieur, frère du roi, déchu de ses droits à la… Lire la suiteÉcrit par : Jean MASSIN
Dans le chapitre "Le tribun populaire" : … crise décisive pour donner le plus efficace de lui-même ? Quittant son ministère pour exercer à la* Convention son mandat de député de Paris, attaqué comme l'un des « triumvirs de la Montagne » (avec Robespierre et Marat) par la Gironde, mis en demeure de présenter les comptes de sa gestion ministérielle, Danton se défend malaisément ; il échoue… Lire la suiteÉcrit par : Bernard PLONGERON
… *Ancien oratorien français qui marqua, par une grande activité d'érudit et d'homme politique, la période révolutionnaire et le début du xixe siècle. Né à Boulogne-sur-mer d'un père d'origine agenaise, chirurgien de l'Amirauté, et d'une mère issue d'une famille d'apothicaires boulonnais, Daunou est le seul survivant, avec sa sœur… Lire la suiteÉcrit par : Jean Marie THÉODAT
Dans le chapitre "La colonie dans la tourmente 1789-1809" : … En effet, la crise ouverte par la Révolution française change sensiblement la donne. Au début, la* Convention maintient l'esclavage, et les officiers rebelles menés par le créole Toussaint Louverture et soutenus par les autorités coloniales espagnoles trouvent alors refuge de l'autre côté de la frontière. Mais avec l'abolition de l'esclavage… Lire la suiteÉcrit par : Jean DÉRENS
… *Robespierre est à l'origine du culte de l'Être suprême, par lequel il prétendait donner à la vertu, principe et ressort du gouvernement populaire, un fondement métaphysique. L'essentiel de ses idées est contenu dans son discours du 18 floréal an II (7 mai 1794) sur l'établissement des fêtes décadaires : « L'idée de l'Être suprême est un rappel… Lire la suiteÉcrit par : Jean TULARD
… *La défaite des Girondins dans leur lutte contre les Montagnards, le 2 juin 1793, moment capital dans l'histoire de la Révolution française, a une signification moins sociale que géographique ; c'est la défaite de la province devant Paris, des partisans d'une fédération de départements contre les tenants de la centralisation. Une défaite qui pèsera… Lire la suiteÉcrit par : Jacqueline BROSSOLET
… *Chimiste et homme politique français, né et mort à Paris. Clerc d'avoué, Antoine de Fourcroy est encouragé par Félix Vicq d'Azyr à étudier la médecine. Reçu docteur en 1780, il enseigne la chimie de 1783 à 1787 à l'École vétérinaire d'Alfort. En 1787, il publie en collaboration avec Guyton de Morveau, Lavoisier et Berthollet la Méthode de… Lire la suiteÉcrit par : Gérald ANTOINE, Jean-Claude CHEVALIER, Loïc DEPECKER, Françoise HELGORSKY
Dans le chapitre "Du langage révolutionnaire à l'académisme de l'Empire" : … même pas dans Le Père Duchesne d'Hébert. Enfin, et ce n'est pas le moins important, la *Convention a instauré une politique linguistique à l'échelle nationale, concertée et systématique qui accélère, dans tous les domaines, les processus de francisation déjà engagés. La guerre aux patois et au latin est déclarée. L'ancien système d'… Lire la suiteÉcrit par : Jean MASSIN
Dans le chapitre "L'histoire" : … vainqueur à Valmy, justifiera la volonté farouche de résistance qui animait la Montagne. Quand la *Convention se réunit, les partisans les plus résolus de la Montagne (presque tous les députés de Paris, parmi lesquels Robespierre, Danton, Marat, Collot d'Herbois, Billaud-Varenne, Camille Desmoulins, mais aussi d'autres départements, comme Couthon… Lire la suiteÉcrit par : Jean TULARD
… *Pendant un an (juill. 1793-juill. 1794), la France a été soumise à la dictature des Montagnards. Cette période est connue sous le nom de gouvernement révolutionnaire. Élue pour élaborer une nouvelle constitution, la Convention en diffère l'application jusqu'au redressement de la situation extérieure. « Dans les circonstances où se trouve la… Lire la suiteÉcrit par : Bernard PLONGERON
… *Né à Vého, près de Lunéville, fils unique d'un tailleur d'habits. Des études chez les Jésuites de Nancy, de 1763 à 1768, mènent Henri Grégoire au séminaire de Metz, où enseigne le lazariste Lamourette, futur évêque et député de Rhône-et-Loire. Ordonné prêtre en 1775, il obtient, en 1782, la cure d'Embermesnil. Une ample correspondance avec l'Europe… Lire la suiteÉcrit par : Jean TULARD
… *Au sein du parti montagnard s'est développé en France, devant les excès de la Terreur, un mouvement qui reçut le nom de faction des indulgents. Ces indulgents souhaitent un retour à la paix intérieure et extérieure et la fin des excès terroristes. Leur chef de file est Danton, leur porte-parole Camille Desmoulins qui fonde un journal, Le Vieux… Lire la suiteÉcrit par : Antoine MARÈS
Dans le chapitre "Écrit par : Jean MASSIN
… *Le 30 avril 1789, à Versailles, les députés du tiers état de Bretagne, parmi lesquels Le Chapelier, Lanjuinais, Coroller et Defermon, se réunissent pour débattre ensemble de leur attitude cinq jours avant l'ouverture des États généraux. C'est l'origine du Club breton auquel s'agrégeront très vite des députés « patriotes » venus d'autres provinces… Lire la suiteÉcrit par : Jean TULARD
… *Après avoir fait ses études chez les frères de la Doctrine chrétienne et enseigné dans leurs collèges, ayant eu peut-être pour élève Maine de Biran et pour collègue Laromiguière, Lakanal est élu à la Convention en 1792 comme député de l'Ariège. Il siège sur les bancs de la Montagne, préside le comité d'Instruction publique, protégeant du vandalisme… Lire la suiteÉcrit par : Jean TULARD
… *Avocat à la veille de la Révolution, La Révellière-Lépeaux est élu aux États généraux par la sénéchaussée d'Anjou. Il apparaît comme un partisan farouche du « grand système d'égalité entre les hommes ». Le Maine-et-Loire l'appelle à siéger à la Convention. Il y vote la mort du roi, mais s'oppose en février 1793 à Robespierre dans un retentissant… Lire la suiteÉcrit par : Jean-Clément MARTIN
Dans le chapitre "Contre-révolutionnaire" : … qui préparent un coup de force. Leur défaite, donc celle du roi, marque la fin de la monarchie.* Incarcéré au Temple avec sa famille dans un premier temps, le roi est traduit devant la Convention, transformée en tribunal, en décembre 1792. Accusé de trahison, le roi refuse de reconnaître la légitimité de ses juges, dont la partie la plus… Lire la suiteÉcrit par : Jean MASSIN
… *Né à Paris, fils d'un papetier, Louvet (qui se fit souvent appeler Louvet de Couvray pour se distinguer d'un frère aîné qu'il haïssait) débute à dix-sept ans comme secrétaire de Dietrich (le futur maire de Strasbourg), puis est commis d'un libraire quelque peu spécialisé en ouvrages licencieux, ce qui lui donne envie de tenter sa chance en ce… Lire la suiteÉcrit par : Jean TULARD
… *Lors de la Révolution française, sous la pression populaire née de la disette dans les villes et plus particulièrement à Paris, la Convention doit se résigner à intervenir sur le plan économique. Elle vote une loi contre l'accaparement punissant de mort la spéculation, le 27 juillet 1793. Un peu plus tard, le 29 septembre, elle adopte la loi du… Lire la suiteÉcrit par : Germain BAZIN, André DESVALLÉES, Raymonde MOULIN
Dans le chapitre "Musées publics" : … Le gouvernement français de la* Convention nationalise les œuvres provenant des collections royales, des églises, des biens des émigrés ; il en constitue des dépôts, puis des musées, principalement le Muséum central des arts, ouvert dans la grande galerie du Louvre le 10 août 1793, le musée des Monuments français, musée d'histoire, ouvert au couvent… Lire la suiteÉcrit par : Yves LE GRAND
… *La même année que l'Académie française, fut créé en 1635 par Guy de La Brosse, médecin de Louis XIII, le Jardin royal des Plantes médicinales, entre la Bièvre et l'abbaye de Saint-Victor (future Halle-aux-Vins, puis faculté des sciences). Ce jardin fournissait gratuitement des remèdes tirés des « simples ». Cinq ans plus tard, le Jardin des Plantes… Lire la suiteÉcrit par : Jacques GODECHOT, Universalis
Dans le chapitre "La période révolutionnaire" : … des républicains rassemblés autour des Jacobins, qui se radicalisaient progressivement, et de la *Convention nationale, l'Assemblée qui, à l'automne précédent, avait aboli la monarchie. À la fin août 1793, les troupes de la Convention furent immobilisées devant Toulon, où des forces britanniques soutenaient les royalistes. Quand le commandant d'… Lire la suiteÉcrit par : Martine MEUSY
… *Fondée en 1788 par Brissot, Clavière et Mirabeau, la Société des amis des Noirs se proposait de mettre en œuvre la doctrine anti-esclavagiste et abolitionniste dont Montesquieu et l'abbé Raynal furent des précurseurs, mais qui avait pris forme tout spécialement en Angleterre avec William Wilberforce, pour atteindre, vers 1780, les sphères… Lire la suiteÉcrit par : Jean TULARD
… *Arrière-petit-fils du Régent, le duc d'Orléans est, à la veille de la Révolution, l'un des princes les plus riches de France et le partisan le plus chaleureux des idées nouvelles. Grand maître de la franc-maçonnerie, affectant de penser comme les républicains d'Amérique et de vivre comme les membres des clubs londoniens, il s'est élevé contre les… Lire la suiteÉcrit par : Roger DUFRAISSE
… *Avocat à Chartres, Jérôme Pétion de Villeneuve est élu député aux états généraux par le tiers état de son bailliage. Bon orateur et, jusqu'à la fin de la Constituante, compagnon inséparable de Robespierre qui appréciait son honnêteté, il fréquente dès cette époque le salon de Mme Roland et il est chargé de négocier avec la légation de… Lire la suiteÉcrit par : Jean TULARD
… *Le 12 germinal an III (1er avril 1795), la Convention est bloquée par une insurrection des faubourgs Saint-Marcel et Saint-Antoine aux cris de « Du pain et la constitution ! ». L'abolition du maximum a entraîné une hausse vertigineuse des prix : celui de la livre de pain ne cesse de monter. Les boulangeries distribuent avec difficulté… Lire la suiteÉcrit par : Jean TULARD
… *La loi du 22 prairial an II (10 juin 1794) est restée célèbre dans l'histoire de la Révolution française pour avoir porté la Terreur à son apogée. Deux jours après la fête de l'Être suprême qui a consacré la domination de Robespierre et laissé croire qu'il allait fermer « l'abîme de la Révolution », Couthon fait voter par la Convention une loi qui… Lire la suiteÉcrit par : Jean DÉRENS
… *Depuis 1790, un culte civique s'était peu à peu esquissé au fil des grandes fêtes, telle la fête de la Fédération le 14 juillet 1790. Le culte de la Raison est un des caprices de ce culte civique que les révolutionnaires ont tenté d'établir d'une manière désordonnée jusqu'à la création du culte de l'Être suprême par Robespierre. Le 10 août 1793, la… Lire la suiteÉcrit par : Jean TULARD
… *Dans le gouvernement révolutionnaire de la France dont le centre d'impulsion est la Convention, les représentants en mission jouent un rôle déterminant. Recrutés parmi les conventionnels eux-mêmes, ils sont chargés de faire appliquer les décrets votés par l'Assemblée. Leurs pouvoirs sont presque illimités. En mai 1793, le Comité de salut public… Lire la suiteÉcrit par : Colette DI MATTEO, Piero GAZZOLA
Dans le chapitre "La restauration en architecture" : … cependant, l'appréciation des édifices fut, elle aussi, l'objet d'une révolution. En 1794, la *Convention nationale française, en proclamant le principe de la conservation des monuments, signa la naissance officielle d'une conception nouvelle qui amorçait la politique de la protection des édifices. Le décret, qui inaugurait une manière… Lire la suiteÉcrit par : Jean MASSIN
… *Quand la Révolution éclate, le quadragénaire Reubell, bâtonnier de l'ordre des avocats à Colmar, n'a encore jamais quitté sa province natale ; député du tiers, il se fait remarquer à la Constituante par son opiniâtreté, soit pour dénoncer comme des tyrans les princes étrangers possessionnés en Alsace, soit pour combattre les privilèges du clergé et… Lire la suiteÉcrit par : Jean-Paul BERTAUD
Dans le chapitre "De la levée des 300 000 hommes à la levée en masse" : … fondaient au moment même où la France avait le plus pressant besoin de troupes nombreuses. La *Convention rappela aux volontaires que le service militaire de tous les citoyens était un devoir et qu'ils devaient rester sous les drapeaux jusqu'à la paix. Le 24 février, la Convention ordonna une levée supplémentaire de 300 000 hommes. Voulant que… Lire la suiteÉcrit par : Jean-Clément MARTIN, Marc THIVOLET
Dans le chapitre "La guerre et la « seconde révolution » (été de 1791-septembre 1792)" : … initiative, confortée qu'elle est par la victoire remportée sur les alliés à Valmy le 20 septembre. *La nouvelle assemblée, la Convention nationale, se réunit, la République est proclamée, tandis que la contre-révolution est désorganisée. Les armées étrangères sont en retraite et poursuivies même par les troupes françaises, qui établissent, par la… Lire la suiteÉcrit par : Jean TULARD
Dans le chapitre "Le Montagnard" : … À la *Convention, Saint-Just s'impose comme l'un des principaux orateurs de la Montagne dès le procès de Louis XVI. « On ne peut point régner innocemment, affirme-t-il, le 13 novembre 1792. Tout roi est un rebelle et un usurpateur. » Il joue un rôle important dans la rédaction de la Constitution de 1793 et dans la lutte qui oppose les Montagnards… Lire la suiteÉcrit par : Michel EUDE
… *Au début de janvier 1793, lorsque se précise la menace d'une guerre générale, la Convention crée dans son sein un Comité de défense générale. Ses membres étaient trop nombreux et la publicité des séances incompatible avec le secret nécessaire aux préparatifs militaires. La Commission de salut public, créée le 25 mars, ne réussit pas mieux. Le 6 … Lire la suiteÉcrit par : Michel EUDE
… *À la suite de la découverte de tentatives de recrutement pour l'émigration, l'Assemblée législative décide, le 25 novembre 1791, de créer un Comité de surveillance, chargé de poursuivre les affaires de contre-révolution, et qui deviendra, sans solution de continuité, le Comité de sûreté générale de la Convention. Composé d'un nombre variable de… Lire la suiteÉcrit par : Ghislain de DIESBACH
… *Votée le 12 août 1793, en pleine Terreur dont elle devient le meilleur instrument, la loi des suspects voit son champ d'application, déjà fort vaste, singulièrement élargi par le décret du 17 septembre. Elle permet l'arrestation immédiate, sans motif comme sans preuve, de tous ceux qui « n'ont pas constamment manifesté leur attachement à la… Lire la suiteÉcrit par : Jean DÉRENS
… *La « volonté punitive » engendrée par une réaction d'autodéfense s'observe d'une manière constante depuis le début de la Révolution française. Elle éclate au grand jour lors des « émotions » populaires, le 14 juillet 1789, le 10 août, pendant les massacres de Septembre. Le désir de créer des tribunaux spéciaux, chargés de juger les crimes contre-… Lire la suiteÉcrit par : Jean TULARD
… *À l'inverse des journées révolutionnaires du 10 août 1792 ou du 2 juin 1793, le peuple n'eut aucune part dans la journée du 9 thermidor qui vit la chute de Robespierre. On a pu dire que le 9-Thermidor correspondait à un simple changement de majorité parlementaire. Robespierre a succombé en effet devant une coalition hétéroclite qui comprenait d'… Lire la suiteÉcrit par : Jean TULARD
… *On désigne sous le nom de thermidoriens les vainqueurs de Robespierre, les 9 et 10 thermidor an II (27 et 28 juillet 1794). Le nom recouvre donc à la fois des anciens terroristes (Tallien, Barras, Fréron) et des modérés de la Plaine (Sieyès, Boissy d'Anglas, Cambacérès). Ce sont les thermidoriens qui gouvernent la France jusqu'à l'établissement du… Lire la suiteÉcrit par : Jean TULARD
… *Entre 1792 et 1794, pendant la Terreur, le Tribunal révolutionnaire de Paris fut l'un des organismes les plus célèbres. Un premier tribunal révolutionnaire, connu sous le titre de tribunal criminel extraordinaire, avait été institué le 17 août 1792. Formé de juges et de jurés, élus par les sections parisiennes, il eut à s'occuper de soixante et une… Lire la suiteÉcrit par : Jean-Michel LÉVY
… *Avocat du parlement de Paris, consultant plus que plaidant, élu député du Tiers aux États généraux de 1789, Tronchet domine le comité de la Constituante. Choisi, le 12 décembre, par Louis XVI comme défenseur, il participe avec de Sèze et Malesherbes à la rédaction du long mémoire en défense que, le 22, de Sèze lira à la Convention. Il plaide le 17 … Lire la suiteÉcrit par : Alain SCHNAPP
… *Le terme de vandalisme apparaît, semble-t-il, en français, au xviiie siècle. Il est lié à un champ sémantique caractéristique où l'on trouve pêle-mêle les barbares et les iconoclastes. Pour Voltaire, les vandales sont par essence des destructeurs, des personnes ou des groupes qui s'attaquent aux manifestations de la culture sous… Lire la suiteÉcrit par : Jean-Clément MARTIN
Dans le chapitre "La Vendée et sa guerre" : … *La « levée des 300 000 hommes » que décide la Convention en février 1793 est destinée à renforcer les troupes combattant aux frontières. Cette mesure suscite de nombreuses insurrections dans des régions déjà réfractaires à la Révolution, comme la Bretagne ou l'Alsace. Les Conventionnels, notamment les Montagnards, engagent une forte répression.… Lire la suiteÉcrit par : Jean TULARD
… *Après avoir rédigé la Constitution dite de l'an III, la Convention aurait dû se séparer et laisser la place aux nouveaux députés. Inquiète de la poussée royaliste qui risque de se traduire par des élections trop réactionnaires, elle décide par le décret du 22 août 1795 que, pour assurer la transition et éviter l'erreur qu'avaient commise les… Lire la suiteÉcrit par : Jean TULARD
… *Le problème des décrets de Ventôse (an II — févr.-mars 1794) est lié à celui de la politique sociale des Montagnards pendant la Révolution française. Le 8 ventôse (26 févr. 1794), Saint-Just monte à la tribune : « L'opulence est dans les mains d'un assez grand nombre d'ennemis de la Révolution [...] Les biens des conspirateurs sont là pour les… Lire la suiteÉcrit par : Jean-Michel LÉVY
… *Réformer l'armée n'est pas la préoccupation dominante des États généraux de 1789. C'est l'attitude du roi qui, en juillet, amène les électeurs parisiens à former une milice de 48 000 hommes, qui prend la Bastille ; et, la province imitant Paris, le royaume va se trouver encadré par une garde nationale de 2 500 000 citoyens. En vain, Dubois-Crancé a… Lire la suite
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