7. La contre-révolution sous le Directoire
Sous le Directoire, la contre-révolution ne désarme pas. Elle comprend l'importance nouvelle des généraux et, par l'intermédiaire d'agents douteux comme Fauche-Borel ou le comte de Montgaillard, elle s'attache Pichegru et probablement Moreau, en vue d'un coup d'État militaire. Dans le même temps, les royalistes gagnent les premières élections du Directoire. Une restauration paraît possible. Le 18 fructidor (4 sept. 1797), Barras, appuyé par Augereau, prend les devants. Pichegru et ses partisans, les clichyens, du nom du club où ils se réunissaient, sont arrêtés et déportés.
Durement atteint, le mouvement royaliste, sous l'impulsion de Royer-Collard, de Montesquiou et de Dandré, se limite à préparer l'action d'instituts philanthropiques à Toulouse, Bordeaux, Lyon... Sous l'impulsion de ces instituts, une timide insurrection du Midi est facilement comprimée par le Directoire, mais l'Ouest se soulève de nouveau avec Frotté, Bourmont et Cadoudal.
[…]… pour nos abonnés, l'article se prolonge sur 7 pages…



