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CONSCIENCE

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5.  La conscience et l'ordre des valeurs humaines

L'exposition des structures et de l'organisation de l'être conscient l'expriment pour ce qu'il est : l'ordre qui le constitue comme sujet de son monde et l'ordre que ce même sujet impose à son monde. Que cet ordre ne soit pas celui d'une sorte de despotisme, c'est bien ce qui est suggéré par l'organisation même du pouvoir de l'être conscient, lequel ne peut jamais se rendre maître absolu de son inconscient. Il n'en reste pas moins que « ordonnance » de son architectonique ou de son autorité, sa fonction est – comme celle du système nerveux – d'assurer son autonomie (sa liberté) par sa capacité d'intégration (son pouvoir d'autoconstruction et d'autorégulation). Formulée en ces termes éthiques et juridiques, la structure fonctionnelle de la « conscience » se découvre comme l'objet et l'enjeu de tous les problèmes eschatologiques et axiologiques de l'humanité. Et c'est effectivement l'ontologie de l'être conscient qui constitue le centre de tous les problèmes proprement anthropologiques. Tant il est vrai que le même mot, qui, dans la langue latine et en anglais, réunit le sens des deux mots allemands Bewusstsein et Gewissen, subsume ces deux significations liées dans la description phénoménologique de l'être conscient.

  La négation de la conscience

Cette « juridiction de la conscience psychologique », cette « autonomie de l'ego ou de la conscience » sont mises en doute par le matérialisme déterministe, soit sous sa forme logico-mathématique (tirée de la cybernétique des mécanismes macro-physiques), soit sous celle du « structuralisme linguistico-culturaliste ». En effet, l'être conscient disparaît dans une conception mécaniste qui interprète le psychisme comme une chaîne de réflexes ou un circuit impersonnel d'informations, et il disparaît s'il est immergé dans une infinité de signifiants impersonnels. Entre ces deux dangers extérieurs (le déterminisme des choses représentant le monde physique et le déterminisme des mots représentant le […]

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AFFECTIVITÉ

Écrit par :  Marc RICHIR

Dans le chapitre "Affectivité et passions dans la tradition classique"  : …  perçoit dans le sentiment, perception déjà plus distincte que celle du simple vivant ; celui de la *conscience proprement dite ou aperception, où la mémoire s'associe à la perception, et celui de l'esprit, où surgissent la réflexion et la raison. Il est curieux de constater que toute la conception leibnizienne, sous-tendue par celle de l'… Lire la suite
ALTÉRITÉ, philosophie

Écrit par :  Sylvie COURTINE-DENAMY

Dans le chapitre "L'intentionnalité husserlienne : une « reconstruction » de l'autre"  : …  hors de la conscience, elle ne l'anéantit nullement mais lui fait subir une modification de valeur.* Le monde est intégré dans l'ego à titre de corrélat intentionnel : « les objets n'existent pour nous et ne sont ce qu'ils sont que comme objets d'une conscience réelle ou possible » (Méditation cartésienne, IV, paragr. 30… Lire la suite
ARCHITECTURE & MUSIQUE

Écrit par :  Daniel CHARLES

Dans le chapitre "Nouvelle position du problème : la critique de la conscience esthétique"  : …  l'auteur de Sein und Zeit refusait d'admettre que la relation sujet-objet, c'est-à-dire la *conscience dans l'acception traditionnelle, gouvernât l'élévation de l'étant en général – et notamment de cet étant qu'est l'œuvre d'art – à la vérité. Pour Heidegger, une telle élévation ne pouvait dépendre que d'une présence à l'être infiniment… Lire la suite
ATTENTION

Écrit par :  Anne-Marie BONNELCamille-Aimé POSSAMAÏJean REQUIN

Dans le chapitre "La notion d'attention"  : …  entre attention et motricité sont multiples. La plus évidente tient aux liens historiquement étroits* entre les concepts de conscience et d'attention. Dès lors, en effet, qu'on identifie celle-ci aux processus qui permettent, selon la formule de W. James, de « s'emparer sous une forme claire et vivante des événements du monde extérieur », une… Lire la suite
AUTO-ORGANISATION

Écrit par :  Henri ATLAN

Dans le chapitre "Transformation d'une séquence causale en procédure"  : …  particulier ; autrement dit, l'expérience qui produit en nous la conscience de l'intentionnalité. *Comme nous l'avions suggéré autrefois, la conscience volontaire serait le résultat de la mémorisation de phénomènes auto-organisateurs, alors que ceux-ci produisent, de façon inconsciente, la nouveauté de l'avenir. Cette association du vouloir… Lire la suite
BERGSON HENRI (1859-1941)

Écrit par :  Camille PERNOT

Dans le chapitre "L'élan vital"  : …  principe immatériel et continuellement créateur, c'est-à-dire comme une force d'essence psychique :*« Les choses se passent comme si un immense courant de conscience [...] avait traversé la matière pour l'entraîner à l'organisation et pour faire d'elle [...] un instrument de liberté. » (L'Énergie spirituelle) Plus exactement, c'est une Lire la suite
BION WILFRED R. (1897-1979)

Écrit par :  Émile JALLEY

Dans le chapitre "La psychose"  : …  Freud dans l'aporétique chapitre VII de L'Interprétation des rêves (1900), le thème de la *conscience comme organe de perception périphérique, en double contact, centripète et centrifuge, avec la réalité externe et la réalité interne. D'après lui, cet organe fonctionne, bien que sous une forme rudimentaire, dès le début de l'existence. Le… Lire la suite
BRENTANO FRANZ (1838-1917)

Écrit par :  Samuel Hugo BERGMAN

Dans le chapitre "La « science de l'avenir »"  : …  sans induction » une connaissance a priori et apodictique. On atteint les faits fondamentaux de la *conscience par l'inspection directe des phénomènes psychiques. Par exemple, la loi : « Rien ne peut être aimé sans être en même temps représenté à la conscience », qui appartient à cet ordre, possède un caractère absolu et universel. Cette conception… Lire la suite
CERVEAU HUMAIN

Écrit par :  André BOURGUIGNONJean-Claude DUPONTCyrille KOUPERNIKPierre-Marie LLEDOBernard MAZOYERJean-Didier VINCENT

Dans le chapitre " Le cerveau basal"  : …  « modulatoire », et à large spectre de diffusion spatio-temporelle (on parle de cerveau « flou »). *Les structures du tronc cérébral associées à l'ensemble des régions profondes médianes du cerveau interviennent ainsi de façon complexe dans ce qu'il est convenu d'appeler des états de conscience : sommeil, veille, attention. Leurs lésions… Lire la suite
COMA

Écrit par :  Marie-Elisabeth FAYMONVILLEGeneviève LABORITHenri LABORITSteven LAUREYSPierre MAQUET

Dans le chapitre "Les états de conscience : définition clinique"  : …  La* conscience représente l'ensemble des sentiments et des pensées d'une personne et comprend la connaissance de sa propre existence, ses sensations, la perception et l'interprétation de son environnement et de son monde intérieur. En pratique, on peut évaluer le contenu de la conscience du monde extérieur en analysant les gestes moteurs… Lire la suite
CONDITIONNEMENT

Écrit par :  Marc RICHELLE

Dans le chapitre "Les conditionnements intéroceptifs"  : …  chez l'animal, les conditionnements intéroceptifs constituent, chez le premier, un outil de choix* pour l'étude des conditions élémentaires de la prise de conscience, notre univers intéroceptif échappant habituellement, pour la plus grande part, à notre conscience. G. Adam a ingénieusement exploité cette possibilité. Se fondant sur le potentiel… Lire la suite
CONFUSION MENTALE

Écrit par :  Universalis

Le trouble profond de la *conscience qui caractérise l'état confusionnel se manifeste en clinique par un syndrome global qui traduit l'altération des fonctions perceptives et des synthèses mentales et qui comporte les traits suivants : obnubilation de la conscience à des degrés divers, qui vont de la simple… Lire la suite
CONNAISSANCE

Écrit par :  Michaël FOESSELYves GINGRASJean LADRIÈRE

Dans le chapitre "Le problème de la connaissance"  : …  sujet et le pôle objet. Le pôle sujet est l'instance pour laquelle il y a représentation : c'est la *conscience, c'est-à-dire la réalité humaine en tant qu'elle est capable de se saisir elle-même et de saisir la réalité dans laquelle elle est immergée. Le pôle objet est le contenu saisi par la connaissance : c'est la réalité (dans l'homme ou en… Lire la suite
CONSCIENCE PRISE DE

Écrit par :  Henry DUMÉRY

… *Le paradoxe aurait dû s'imposer depuis Freud : la prise de conscience ne rend pas conscient ce qui ne l'est pas ; elle n'admet (et ne garde) à la conscience claire que ce qui la sert sans la gêner, sans l'humilier, sans la troubler. Si quelque chose l'ennuie, elle le chasse ou s'y efforce. Si quelque chose l'offusque, l'irrite, elle ne l'affronte… Lire la suite
CRITIQUE LITTÉRAIRE

Écrit par :  Antoine COMPAGNON

Dans le chapitre "Les modèles profonds ou interprétatifs"  : …  possible et suffisante, Dilthey et surtout Husserl voient dans toute œuvre la manifestation d'une *conscience. La tâche du critique est de retrouver cette conscience, comme la précompréhension dont l'œuvre est l'explicitation. Pour cela, il n'y a pas d'autre moyen que de répéter le cheminement créateur. En Italie, Benedetto Croce manifeste un… Lire la suite
DÉLIRE

Écrit par :  Gabriel DESHAIES

Dans le chapitre "Les structures délirantes"  : …  Ey en a renouvelé l'étude et affirmé davantage la différence en opposant une « pathologie de la *conscience » n'engageant pas la personnalité qui subit les troubles aigus, et une « pathologie de la personnalité », engageant cette dernière dans les délires chroniques ; déstructuration de la conscience dans le premier cas, déstructuration de la… Lire la suite
DESCRIPTION ET EXPLICATION

Écrit par :  Jean LARGEAULT

Dans le chapitre "L'explication causale"  : …  ce en vue de quoi », ou « le but ») : cette espèce de cause est suggérée par l'activité des êtres *conscients, qui font des plans et se proposent d'obtenir certains effets. Pour cela, ces êtres conscients ménagent une ou plusieurs causes, qui, dans ce contexte, deviennent des moyens. Attendu que l'effet, prévu ou voulu, est cause de la cause, il… Lire la suite
ÉPILEPSIE

Écrit par :  Henri GASTAUTFrançois MIKOL

Dans le chapitre "Crises épileptiques généralisées"  : …  d'un système anatomique ou fonctionnel localisé dans un hémisphère et comporte pratiquement toujours* une abolition de la conscience, généralement associée à des phénomènes moteurs (convulsifs ou non convulsifs) intéressant de façon symétrique les deux côtés du corps et à des manifestations végétatives en masse. L'expression électro-… Lire la suite
L'ÊTRE ET LE NÉANT, livre de Jean-Paul Sartre

Écrit par :  Francis WYBRANDS

Dans le chapitre "La conscience comme relation"  : …  *D'emblée, Sartre reprend un problème fondamental de la philosophie : les rapports entre la conscience et le monde, entre le « pour-soi » et l'« en-soi ». Il renvoie dos à dos les solutions idéaliste et réaliste et cherche, à partir de la phénoménologie husserlienne et sa théorie de l'intentionnalité, une nouvelle élaboration de leurs rapports. Le… Lire la suite
EXPÉRIENCE

Écrit par :  Pascal ENGEL

Dans le chapitre "La subjectivité de l'expérience"  : …  lieu, elles sont immédiates, au sens où les données qu'elles nous présentent appartiennent à une *conscience actuelle (ici et maintenant) et paraissent primitives, c'est-à-dire ne requérir la médiation d'aucune connaissance conceptuelle ou propositionnelle. Elles relèvent, pour reprendre une distinction de Russell (1912), d'une forme de… Lire la suite
FICHTE JOHANN GOTTLIEB (1762-1814)

Écrit par :  Alexis PHILONENKO Universalis

Dans le chapitre "Le moment principiel de la philosophie première"  : …  première de Fichte, visait deux buts. Tout d'abord, il s'agissait d'assurer le rapport de la *conscience à l'autre, c'est-à-dire au monde, et enfin à autrui. Il s'agissait donc d'une doctrine de la conscience. Mais, en second lieu, il convenait d'établir les conditions du savoir, c'est-à-dire d'élaborer une philosophie de la connaissance… Lire la suite
FINALITÉ

Écrit par :  Raymond RUYER

Dans le chapitre "La conscience"  : …  *Toute action finaliste postule l'existence de la conscience. Cette conscience peut être très vague, mais elle doit être présente au moins en quelques phases de l'action. La conscience du but, et surtout l'image du but manquent souvent. L'image du but demande un système nerveux perfectionné. Mais l'effort persistant, le besoin, la recherche d'… Lire la suite
FORME

Écrit par :  Jean PETITOT

Dans le chapitre "Les apories de l'objectivité morphologique"  : …  contenus de ces représentations. Elles se heurtent donc au problème du dépassement du solipsisme. *De nombreux auteurs (Putnam, Searle, Dreyfus...) ont dénoncé dans la conception du cognitivisme dont elles s'inspirent une impuissance à résoudre « le problème des problèmes », à savoir celui de l'orientation de la conscience phénoménologique vers le… Lire la suite
HARTMANN EDUARD VON (1842-1906)

Écrit par :  Raoul VANEIGEM

… *En réaction contre le positivisme en vogue à la fin du xixe siècle, la philosophie pessimiste d'Eduard von Hartmann postule l'existence d'un principe absolu du monde, l'inconscient, qui tient à la fois de la volonté selon Schopenhauer et de l'idée selon le système hégélien. Né à Berlin, officier de l'armée prussienne, Hartmann… Lire la suite
HEGEL GEORG WILHELM FRIEDRICH (1770-1831)

Écrit par :  Jacques d' HONDTYves SUAUDEAU

Dans le chapitre "L'idée, concret ultime"  : …  elle, la Phénoménologie de l'esprit – admirable ouvrage, performance baroque inimitable – *elle reste peut-être tout de même l'apanage de la conscience, et, pis encore, de la conscience de l'individu Hegel, en son siècle et en son pays. Hegel ne renâcle pas à assumer les conséquences, même les plus stupéfiantes pour le profane, de ce choix… Lire la suite
HISTORICITÉ

Écrit par :  Hans Georg GADAMER

Dans le chapitre "L'herméneutique de Heidegger"  : …  ) et de l'être-là font apparaître non seulement l'ontologie grecque de la substance, *mais aussi l'idéalisme de la conscience et l'objectivité ordonnée à celle-ci comme des interprétations secondes du Dasein. Leur fondement est l'herméneutique de la facticité. Avec ce déplacement d'accentuation ontologique, le problème du… Lire la suite
IDÉOLOGIE

Écrit par :  Joseph GABEL

Dans le chapitre "La typologie de Karl Mannheim"  : …  les formes de pensée engagée payent tribut, ce qui explique que pour Mannheim la strate porteuse de *conscience authentique n'est pas le prolétariat engagé dans une action historique, mais l'intelligentsia sans attaches (Gabel, Idéologies, 1974). La catégorie centrale de ce concept total et général n'est donc plus la mystification… Lire la suite
IMMANENCE ET TRANSCENDANCE

Écrit par :  Robert MISRAHI

Dans le chapitre "La transcendance horizontale"  : …  et qui se donne comme la « décision-résolue » vers sa mort propre. (Il faut évoquer ici Rilke.) *Sartre, en rejetant cette philosophie de la mort retient cependant la description phénoménologique et existentielle de la conscience comme pouvoir de négation et comme projet. Le pour-soi, qui est néant néantisé au cœur de l'être et de l'en-soi… Lire la suite
INCONSCIENT

Écrit par :  Christian DEROUESNEHélène OPPENHEIM-GLUCKMANFrançois ROUSTANG

Dans le chapitre "Moyens d'investigation de l'inconscient"  : …  des maladies mentales, mais comme partie intégrante du psychisme humain. Tant qu'on identifie *conscience et psychisme, tout ce qui échappe à la conscience ne retient pas l'attention et on y voit seulement un effet du hasard ou un raté inévitable de processus qui par ailleurs sont dûment connus et maîtrisés. Au contraire, découvrant dans des… Lire la suite
INDIVIDUATION

Écrit par :  Alain DELAUNAY

… *Sur le plan philosophique, et d'une façon très générale, l'individuation désigne le processus d'organisation qui détermine la réalisation d'une forme individuelle complète et achevée. Qu'il y ait une réalité individuelle est une énigme métaphysique. Elle se constate. Comment la comprendre ? Derrière toute émergence d'une forme individuelle,… Lire la suite
INTENTIONNALITÉ, philosophie

Écrit par :  Henry DUMÉRY

… *Notion phénoménologique dérivée d'une notion scolastique. La philosophie du Moyen Âge appelait intentio (intention) l'application de l'esprit à un objet ; dans cette application, l'esprit tend vers l'objet, il se dirige vers lui. S'agissant d'un objet de connaissance, l'intentio était dite formelle. S'agissant d'un objet voulu, l'intentio… Lire la suite
INTERPRÉTATION

Écrit par :  Pierre FÉDIDA

Dans le chapitre "La présentation à la conscience et l'effet de ressemblance"  : …  L'art d'interpréter consiste, pour l'analyste, à dévoiler à la *conscience du patient son complexe inconscient tel qu'il se laisse indiquer et comprendre à partir des éléments (rêves, fantasmes, souvenirs) fournis par le sujet. En ce sens, l'interprétation se distingue déjà d'un acte de compréhension : elle est inséparable d'une communication… Lire la suite
INTUITION

Écrit par :  Noël MOULOUD

Dans le chapitre "De l'intuition opératoire à l'intuition productive"  : …  il y a chez l'homme un équivalent d'une connaissance trans-sensible, celle-ci n'est plus « savoir »* mais « conscience » : la conscience atteste l'existence du sujet sous la succession de ses états sans dévoiler sa nature ; ou bien elle confirme la destinée du sujet libre par le sentiment de l'obligation morale ou par le sentiment esthétique de la… Lire la suite
JUNG CARL GUSTAV (1875-1961)

Écrit par :  Étienne PERROT

Dans le chapitre "La structure de la psyché"  : …  , confrontation, échange sans dérobade de deux personnalités en vue de la réalisation de la *conscience (Bewusstwerdung). Une attitude « objective », neutre, n'est pas de mise de la part du praticien ; seul un sujet peut aider un sujet ; le médecin doit être avec son patient, dans son drame et non à côté. La… Lire la suite
LACAN JACQUES (1901-1981)

Écrit par :  Patrick GUYOMARD

Dans le chapitre "La structure"  : …  virtuelle des contours d'une image. Elle réintroduit les pièges théoriques du problème de la *conscience, que Freud a dû écarter comme instance psychique pour construire la seconde topique, celle du ça, du moi et du surmoi. Lacan le relève très justement : « La seule fonction homogène de la conscience est dans la capture imaginaire du moi par… Lire la suite
LIBERTÉ DE CONSCIENCE

Écrit par :  Valentine ZUBER

Dans le chapitre "Ce qu'est – et ce que n'est pas – la liberté de conscience"  : …  possède l'homme d'agir selon son gré et non sous la pression d'une contrainte extérieure et que la* conscience se définit comme le sentiment que l'homme a de lui-même ou de son existence, la liberté de conscience pourrait alors se caractériser par la faculté laissée à chacun d'adopter librement les doctrines religieuses ou philosophiques qu'il… Lire la suite
MARXISME - Le matérialisme dialectique

Écrit par :  Étienne BALIBARPierre MACHEREY

Dans le chapitre "L'être et la conscience"  : …  le primat et l'indépendance du réel par rapport à sa connaissance, de l'être par rapport au pensé : * »Le matérialisme admet d'une façon générale que l'être réel objectif (la matière) est indépendant de la conscience, des sensations, de l'expérience humaine. Le matérialisme historique admet que l'existence sociale est indépendante de la conscience… Lire la suite
MARXISME - La réification

Écrit par :  Jacques LEENHARDT

Dans le chapitre "La conscience réifiée"  : …  propre que l'expression « fétichisme de la marchandise » à caractériser un phénomène situé dans la *conscience (Lukács utilise en réalité deux termes : Verdinglichung – « réification » – et Versachlichung – « chosification » –, construits sur les mots allemands Ding et Sache signifiant tous deux «  chose », mais… Lire la suite
MARX KARL (1818-1883)

Écrit par :  Étienne BALIBARPierre MACHEREY

Dans le chapitre "La préparation du « Capital »"  : …  conditionne le processus de vie sociale, politique et intellectuelle en général. Ce n'est pas *la conscience des hommes qui détermine leur être ; c'est inversement leur être social qui détermine leur conscience. À un certain stade de leur développement, les forces productives matérielles de la société entrent en contradiction avec les rapports… Lire la suite
MÉDITATIONS CARTÉSIENNES, livre de Edmund Husserl

Écrit par :  François TRÉMOLIÈRES

Dans le chapitre "De l'« ego » transcendantal à l'intersubjectivité"  : …  d'un fondement. Elle n'en aboutit pas moins, on l'a dit, à une reformulation de l'ego. *Mais alors que les quatre premières Méditations de Husserl s'en tenaient pour l'essentiel à « la corrélation de l'être et de la conscience » (soit la relation bipolaire sujet-objet), la cinquième et dernière opère un changement de taille en… Lire la suite
MERLEAU-PONTY MAURICE (1908-1961)

Écrit par :  Alphonse DE WAELHENS

Dans le chapitre "La conscience et le langage"  : …  les exerce un sujet. Il serait donc peu adéquat de définir l'homme et son existence par la *conscience en tant que telle. En fait, la transcendance constitutive du comportement significatif appelle « la notion d'une vie de la conscience qui déborde sa connaissance expresse d'elle-même ». On le voit : entre la conscience et le langage, le… Lire la suite
MOI

Écrit par :  Catherine CLÉMENTHenry DUMÉRY

…  plus bas que la conscience ; on ne fait jamais ce qu'on dit qu'on fait, on fait ce que l'on est). *Ce long exorcisme du moi, où se complaisent nos auteurs, est consécutif à trois siècles de philosophie de la conscience, du cogito, du sujet, de la pensée en première personne. Nos contemporains ont donc quelque excuse : le moi obsédant,… Lire la suite
MORT - Les interrogations philosophiques

Écrit par :  René HABACHI

Dans le chapitre "Les doctrines de l'information"  : …  expérimentale » que Bergson retrouve à son tour par l'analyse des données immédiates de la *conscience, lorsque, critiquant scientifiquement le parallélisme psycho-physiologique, il montre que la conscience et la mémoire sont plus riches que le corps qui les conditionne. L'élan vital qui traverse l'évolution est celui d'une conscience qui… Lire la suite
PENSÉE

Écrit par :  Pascal ENGEL

Dans le chapitre "Qu'appelle-t-on penser ? "  : …  de la pensée au sens large d'une « attitude propositionnelle » ou de la pensée au sens étroit d'une* activité consciente et réfléchie, et la réponse varie : nous sommes en général plus disposés à attribuer aux humains la seconde, et peut-être à attribuer aux animaux et aux ordinateurs seulement la première. De même quand nous nous demandons si une… Lire la suite
PHÉNOMÈNE

Écrit par :  Jean-Paul DUMONT

Dans le chapitre "La notion de phénoménologie"  : …   de l'Esprit et définit la phénoménologie comme « science de l'expérience que fait la *conscience », il estime que ce que la conscience expérimente, c'est le mouvement par lequel elle passe de la simple conscience sensible comme telle à la conscience en soi. Au commencement, la conscience n'est que certitude simple, conscience sentante… Lire la suite
PHÉNOMÉNOLOGIE

Écrit par :  Renaud BARBARASJean GREISCH

Dans le chapitre "L'« épochè » phénoménologique"  : …  méthode spécifique permettant de faire apparaître le plan où la corrélation devient compréhensible. * La vie naïve est caractérisée par la croyance, non thématisée, en l'existence en soi d'une unique réalité dont ma conscience, comme celle des autres, fait réellement partie et avec laquelle nous entretenons des rapports eux-mêmes réels. Husserl… Lire la suite
PHÉNOMÉNOLOGIE DE L'ESPRIT, livre de Georg Wilhelm Friedrich Hegel

Écrit par :  Francis WYBRANDS

Dans le chapitre "L'Absolu comme sujet"  : …  être. « Le vrai est le tout. Mais le tout n'est que l'essence s'achevant par son développement. » *De même, les figures de la conscience (de la plus immédiate à la plus complexe, de la « certitude sensible » au « savoir absolu ») ne sont que les moments d'un processus total, englobant, qui, seul, est vrai. Cette totalité est à penser en tant que… Lire la suite
PSYCHOPHYSIOLOGIE

Écrit par :  Michel MEULDERS

Dans le chapitre "Options philosophiques"  : …  de nombreux philosophes et épistémologues était plutôt de savoir s'il y a interaction causale entre* la conscience et les processus nerveux correspondants, ou bien s'il s'agit de deux séries parallèles de phénomènes hétérogènes, ne pouvant donc pas agir les uns sur les autres. Dans une importante analyse de ce problème, Piaget montre qu'aucune de… Lire la suite
RÉALISME, philosophie

Écrit par :  Jean LARGEAULT

Dans le chapitre "Les thèses métaphysiques du réalisme"  : …  à l'objet. Or je ne peux comparer ma pensée avec l'objet que par le fait de le connaître »). *Le réalisme, Renouvier l'appelle philosophie de la chose, compte tenu de ce fait que le réel indépendant de l'existence de consciences est décrit par les systèmes réalistes comme étant Dieu, l'idée platonicienne, la substance spinoziste, l'esprit… Lire la suite
RECHERCHES LOGIQUES, livre de Edmund Husserl

Écrit par :  Francis WYBRANDS

Dans le chapitre "De l'intentionnalité de la conscience à « l'intuition catégoriale »"  : …  (jusqu'à La Crise des sciences européennes, 1938) que pour la phénoménologie en général. *Pensée comme intentionnalité (terme repris à la scolastique via Franz Brentano), la conscience est conçue comme acte, visée, et non pas comme « contenant » ou réceptacle de représentations. « Pour la conscience, le donné est une chose essentiellement… Lire la suite
SAGESSE

Écrit par :  Manuel de DIÉGUEZ

Dans le chapitre "La preuve par la force ; la sagesse et la liberté"  : …   ». Alors que l'idolâtre s'agrippe compulsionnellement à un objet sacralisé et qu'il croit sauveur, *le sage sait que la conscience véritable n'a pas d'« être » et s'évanouit dans le néant. C'est pourquoi il voit l'ignorant dans son ignorance la plus profonde, celle d'ignorer comment il aliène son absence à lui-même au plus profond de sa conscience… Lire la suite
SARTRE JEAN-PAUL (1905-1980)

Écrit par :  Jacques LECARMEJuliette SIMONT

Dans le chapitre "L'intentionnalité"  : …  d'une intériorité qu'il s'agirait d'élucider par introspection psychologique. Désormais, la *conscience, ouverte à tous les vents, est jetée sur la grand-route, parmi les choses. Ce qui est à penser, ce ne sont plus les « arrière-mondes », mais ce qui se donne à fleur de peau, ou l'apparaître de ce qui apparaît. Le vieux partage s'effondre,… Lire la suite
SCIENCES - Science et philosophie

Écrit par :  Alain BOUTOT

Dans le chapitre "Science et axiologie"  : …  mais critique, ou encore téléologique. Le critère de la validité d'un jugement de valeur réside dans* la conscience normale (normale Bewusstsein), qui correspond au sujet transcendantal, à la « conscience en général » de Kant. En tant que science de la conscience normale, la philosophie constitue la « science critique des valeurs… Lire la suite
SENTIMENT

Écrit par :  Olivier REBOUL

Dans le chapitre "Qu'est-ce qu'un sentiment ?"  : …  Le sentiment est avant tout l'acte et le résultat du sentir, lequel désigne la prise de *conscience immédiate, sans intermédiaire, sans distance, des choses et de nous-même ; l'objet du sentiment est toujours ce qui nous « touche ». À partir de là, sentiment signifie conscience, comme l'indique l'expression « perdre le sentiment… Lire la suite
SOI, psychologie

Écrit par :  Alain DELAUNAY

… *« L'endroit où le soi, le non-moi psychologique, est endormi est l'endroit le plus banal du monde — une gare, un théâtre, la famille, la situation professionnelle. » La psychologie des profondeurs telle que l'a théorisée Carl Gustav Jung repose sur une distinction entre deux instances psychiques : le moi, « la personnalité empirique et consciente… Lire la suite
SOUFFRANCE

Écrit par :  Baldine SAINT GIRONS

Dans le chapitre "Statut métaphysique de la souffrance"  : …  par là au ridicule, dont le trait unaire frappe, au dire de Hegel, tous les vivants. Cependant, la *conscience, en tant qu'elle renonce à l'héroïsme et qu'elle ignore tout aussi bien comment s'élever à la divinité, ne saurait s'éprouver qu'à travers la douleur, la défaite, la déroute et l'effritement de toute conviction. La pulsion, elle-même, ne… Lire la suite
SPALTUNG, psychanalyse

Écrit par :  Charles BALADIER

… *Traduit en français, suivant les usages qu'on en fait, par « séparation », « clivage » ou « dissociation », le terme allemand Spaltung n'est lui-même que la traduction par Freud d'une expression fréquente dans la psychiatrie française du xixe siècle, celle de « double conscience », utilisée en particulier par Pierre… Lire la suite
SPINOZA BARUCH (1632-1677)

Écrit par :  Robert MISRAHI

Dans le chapitre "L'homme libre et la joie"  : …  réflexive au tout de l'Être, qui confère joie et satisfaction, indépendance et liberté. Par-là, la *conscience accède à une certaine espèce d'éternité : non pas l'immortalité empirique et imaginative (il n'y a pas d'âme), mais une manière d'être et de vivre selon la vérité des déterminations essentielles, détachée des contingences empiriques liées… Lire la suite
STRUCTURALISME

Écrit par :  Jean-Louis CHISSMichel IZARDChristian PUECH

Dans le chapitre "La mise à jour d'un ordre du symbolique"  : …  sur les productions humaines en général. Une série d'alternatives porte alors cette critique. *Conscient/inconscient. Ce thème, introduit par Lévi-Strauss dans le débat structuraliste dès Les Structures élémentaires de la parenté, est hérité du développement des sciences humaines depuis le début du xixe … Lire la suite
TEMPORALITÉ

Écrit par :  Henry DUMÉRY

… *Terme abstrait, mais qui se veut concret. La temporalité est le temps vécu par la conscience, celui dont elle fait l'expérience et qui déploie, à partir du présent (seul moment que saisisse une attention opérante), un passé qui est fait de rétentions utilisées comme acquis et comme appoint pour l'action (mais c'est le présent qui somme et… Lire la suite
TEMPS

Écrit par :  Hervé BARREAUOlivier COSTA DE BEAUREGARD

Dans le chapitre "Critique des approches modernes"  : …  que Bergson s'appuie uniquement, pour fonder cette distinction, sur la perception intérieure. *Il reconnaît, en effet, que nos états de conscience ne se présentent pas, à première vue, dans un ordre différent de celui qu'on attribue, par exemple, au passage des astres sur la voûte céleste. Il est vrai que ces états semblent se succéder en nous… Lire la suite
TOPIQUE, psychanalyse

Écrit par :  Pierre-Paul LACAS

… *Dans la théorie psychanalytique de Freud, on distingue couramment deux topiques successives ou conceptions des lieux psychiques. La première topique, élaborée à partir de 1900, distingue métaphoriquement dans l'appareil psychique : l'inconscient, le préconscient et le conscient ; la seconde, qui date de 1923, distingue le ça, le moi et le surmoi.… Lire la suite
VALÉRY PAUL (1871-1945)

Écrit par :  Michel JARRETY

Dans le chapitre "La maturité poétique"  : …   » Longtemps reçue, à la suite du célèbre commentaire d'Alain, comme une représentation de la *conscience, La Jeune Parque fonde en réalité sa plus proche modernité par cette efficacité sûre à éluder en profondeur toute figuration, dans la Parque, d'un quelconque personnage qui ne soit pas l'événement de ce poème à quoi elle se… Lire la suite
VERTU

Écrit par :  Baldine SAINT GIRONS

Dans le chapitre "Le mythe vertuiste"  : …  lorsqu'elle est immédiatement dans son être, est une substance bornée, un esprit singulier. La *conscience est encore en quelque sorte déterminée de l'extérieur et n'ose prendre sur elle de s'affirmer comme pure singularité. Toute la question est alors de savoir si la séparation lui est permise, et s'il est possible de ne pas prendre à la… Lire la suite
VISION - Perception visuelle et conscience

Écrit par :  Sylvie CHOKRONChristian MARENDAZ

*L'approche scientifique de la conscience, du fait de sa nature subjective, a été très tardive. Elle a essentiellement concerné la perception visuelle car, outre qu'elle est la modalité sensorielle dominante chez les primates, elle se prête particulièrement bien à une approche expérimentale… Lire la suite
VOIE, symbolique

Écrit par :  Alain DELAUNAY

… *Traditionnellement, il faut entendre par « voie », voie d'éveil à la réalité, à ce qui est. Il est néanmoins très difficile de définir ce que les différentes traditions de sagesse entendent par « voie ». Ce terme peut y désigner à la fois la recherche de la vérité, l'attitude du chercheur, le chercheur lui-même, la méthode pour accéder à… Lire la suite
WANG YANGMING (1479-1529)

Écrit par :  Léon VANDERMEERSCH

Dans le chapitre "La philosophie de la conscience"  : …   Étude (Daxue), seule capable d'éclairer la Voie, se trouve tout entière dans la *« conscience » (xin, littéralement le cœur) et qu'il n'y a donc pas lieu de distinguer, ainsi que faisait Zhu Xi, la « raison des choses » (li) comme telle de la conscience que chaque être en a selon sa nature. Comment cette thèse… Lire la suite
ZHU XI [TCHOU HI] (1130-1200)

Écrit par :  Léon VANDERMEERSCH

Dans le chapitre "La philosophie de la raison"  : …  et solidification, se trouble lui-même plus ou moins au cours de ce processus. La *conscience (xin, littéralement le cœur), qui n'est autre que la raison d'être (li) de chaque être individualisé en tant que raison unie à une forme (xing) matérielle, et qui habite aussi bien les… Lire la suite

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