Le 1er novembre 1814 débutent les négociations officielles du congrès de Vienne, réuni à l'initiative des quatre grands vainqueurs de Napoléon Ier (Grande-Bretagne, Prusse, Russie et Autriche), afin de restaurer la paix en Europe et d'en finir avec l'ère révolutionnaire issue de 1789. Neuf jours avant Waterloo, l'Acte final du 9 juin 1815 dessine une nouvelle carte du continent : la Russie, la Prusse et l'Autriche agrandissent leur territoire, et la Grande-Bretagne renforce ses positions maritimes, tandis que la France, toujours soupçonnée de menées révolutionnaires, est entourée d'un cordon sanitaire d'États secondaires. Dans le souci d'établir un équilibre entre les grandes puissances, le congrès de Vienne crée les conditions d'une paix durable qui, peu ou prou, va perdurer jusqu'à la conflagration de 1914. Mais, en consacrant les principes de légitimité et de restauration monarchique au mépris du droit des nationalités, les hommes de Vienne, à l'instar de l'Autrichien Metternich, jettent les bases des révoltes libérales qui, en 1848, secoueront l'Europe entière.
[…]


