Le 24 avril 1990, le président Mobutu Sese Seko annonce le rétablissement du multipartisme, limité dans un premier temps à trois formations. Il renonce également à ses fonctions de chef du parti au pouvoir, le Mouvement populaire pour la révolution, afin de jouer désormais un rôle d'arbitre.
Le 14 décembre, les députés votent une loi officialisant le multipartisme.
Le 23 septembre 1991,des militaires dévalisent et détruisent des entrepôts à Kinshasa pour protester contre le retard apporté au versement de leur solde. Pendant deux jours, émeutes et pillages se poursuivent dans la capitale, causant la mort de cent dix-sept personnes, selon un bilan officiel. Le couvre-feu est instauré. Le 25, Nguza Karl I Bond, président de l'Union sacrée qui regroupe les partis d'opposition, réclame la convocation de la Conférence nationale sur l'avenir du pays, qui s'est ouverte en août mais dont les travaux ont été rapidement suspendus. Le 28, sous la pression de la France, qui appelle à la « démocratis […]
