2. Poudingues
Ce terme, francisé au xviiie siècle, provient de l'anglais puddingstone (analogie avec le pudding, qui renferme des fruits dispersés dans une pâte ; celtique poten...).
Contrairement aux fragments anguleux que contiennent les brèches, les galets des poudingues ont subi un certain transport. Ils peuvent provenir de blocs et de cailloux véhiculés par les cours d'eau et déposés au pied du relief : poudingues de piémont. Parmi les plus développés de ces poudingues de piémont, postérieurs à la surrection d'une chaîne de montagnes et témoins de son érosion, il faut citer : pour les Alpes, les poudingues miocènes et pliocènes de Riez-Valensole en Provence (épaisseur : 2 000 m, étendue : 2 000 km2) et de la molasse suisse (dans cette dernière, les galets sont parfois en relief, comme des têtes de clous, d'où leur nom de Nagelfluh) ; pour les Pyrénées, les poudingues oligocènes de Palassou au nord, et de Montserrat au sud (Catalogne).
Mais les poudingues peuvent aussi témoigner de l'étalement de galets sur un rivage. Ils apparaissent souvent lors d'une transgression (poudingue de base), tel celui qu'on observe à la base des grès triasiques, mais peuvent apparaître à n'importe quel niveau d'une formation. Il suffit pour cela d'un apport fluviatile qui s'étale sur une plage, ou même sur le continent, dans une zone basse : poudingue sparnacien de Nemours, au sud de Fontainebleau.
Parmi les poudingues d'aspect particulier, on mentionnera, dans les Alpes, le Verrucano, conglomérat permo-triasique aux colorations vives, à galets blancs de quartz, rouges de rhyolite, et verts d'ophiolite.
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