L'un des buts du concile de Vatican II a été de compléter l'ecclésiologie du concile qui l'avait précédé, le premier concile du Vatican — caractérisée par la défense et l'illustration de la papauté —, voire de corriger la centralisation et l'uniformité excessives qui en résultèrent. Pour cela, ce concile a poursuivi la remise en valeur non seulement théologique (par la redécouverte de la collégialité), mais aussi canonique de l'épiscopat, renouveau dont le principal instrument fut le développement des conférences épiscopales. En dotant de pouvoirs juridiques ces assemblées jusqu'alors purement consultatives et en les étendant à toutes les nations, le concile obtenait une décentralisation de l'autorité dans l'Église catholique et assurait en même temps aux Églises particulières la possibilité d'avoir une pastorale qui tienne mieux compte des conditions locales.
Les conférences épiscopales nationales ont désormais une large compétence en ce qui concerne les questions pastorales (activités apostoliques, liturgie, catéchèse, formation des futurs prêtres, œcuménisme), même si leur pouvoir législatif s'exerce selon des conditions assez strictes. Il leur appartient aussi d'élire […]
