La Conférence des Nations unies sur l'environnement et le développement, organisée à Rio de Janeiro en juin 1992, a fait connaître à l'opinion publique ce qui jusque-là restait surtout du domaine de spécialistes : l'impérieuse nécessité de maintenir et de restaurer la diversité biologique de notre planète dans le cadre d'un « développement soutenable » (en anglais, sustainable development, expression popularisée en 1987 par le rapport Brundtland et mal traduite en français par « développement durable ») et de lutter contre des pollutions, comme celle de l'atmosphère, qui ne peuvent trouver de parade qu'au niveau mondial. C'est à Rio qu'ont été adoptées la convention sur la diversité biologique, la convention-cadre sur les changements climatiques, les déclarations sur les forêts et sur la désertification. Reste à mettre en œuvre ces textes, ce qui implique que les États signataires acceptent d'aller au-delà des engagements moraux et fournissent les moyens nécessaires, par exemple en alimentant le Fonds pour l'environnement mondial (F.E.M.), afin que le discours ne prévale pas sur la réalité.
Jean-Pierre RAFFIN
Retour en haut



