Du 25 janvier au 18 février 1954, la Conférence de Berlin réunit les ministres des Affaires étrangères de France, de Grande-Bretagne, des États-Unis et de l'U.R.S.S.
à l'initiative des Occidentaux qui adressèrent à Moscou une note commune le 15 juillet 1953 proposant de discuter des problèmes allemands et autrichiens. L'idée fut lancée par Churchill le 20 avril 1953, après la mort de Staline. Ce fut, dans l'ensemble, un échec. Pour l'Allemagne : l'U.R.S.S. réclama la constitution d'un gouvernement unifié provisoire à partir des Parlements des deux Allemagnes (placées sur un pied d'égalité et négociant d'État à État) et ensuite seulement des élections. Les Occidentaux voulaient faire précéder par des élections la constitution d'un gouvernement commun. Celui-ci déterminerait alors sa politique extérieure sans être lié par les obligations précédentes des deux Allemagnes, cela pour tenir compte des craintes soviétiques de voir l'Allemagne de l'Est purement et simplement englobée dans une Allemagne réunifiée et liée à l'Occident. Sur l'Autriche, ce fut aussi un échec. Le seul résultat positif fut l'organisation d'une conférence à Genève, qui se réunissait le 26 avril 1954, avec la participation de la république populaire de Chine pour discuter d'un règlement pacifique de la question coréenne et de la paix en Indochine.
Photographie
Conférence de Berlin, 1954 Le ministre des Affaires étrangères Molotov (avec la moustache) et son vice-ministre Andreï Gromyko, lors de la conférence de Berlin, le 13 février 1954.
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Georges-Henri SOUTOU
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