La Confédération générale du travail (C.G.T.) est née à Limoges en 1895. C'est une date essentielle du syndicalisme français : il faut attendre 1919, en effet, pour que se crée une autre confédération syndicale : la Confédération française des travailleurs chrétiens. Cependant, le monopole de la C.G.T. pendant la période 1895-1919 ne doit pas faire illusion : le problème de l'unité se pose, bien que ce soit en termes spécifiques ; il est l'expression de controverses entre la C.G.T. et la Fédération des Bourses du travail qui l'a précédée et revendique, comme sa mission propre, les tâches de coordination.
Après trois scissions, la C.G.T. est ancrée dans le syndicalisme de masse et de classe. Dirigée presque exclusivement par les communistes depuis 1947, adhérente de la Fédération syndicale mondiale qui ne compte guère en Europe occidentale, elle est la principale force sur l'échiquier syndical français, malgré le recul de son influence, due aux modifications du monde du travail, à la crise du mouvement syndical et à la chute des régimes communistes d'Europe de l'Est qu'elle a soutenus.
Au cours des années 1990, les signes d'une prise de distance avec le Parti communis […]
Autres références
« C.G.T. (Confédération générale du travail) » est également traité dans :
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AMIENS CHARTE D' (1906)
Auteur :
Paul CLAUDEL
*Motion votée au IXe congrès confédéral de la C.G.T., tenu du 8 au 16 octobre 1906, la Charte d'Amiens est considérée comme le texte fondamental du syndicalisme révolutionnaire. La C.G.T. avait été créée au congrès de Limoges en 1895 par la Fédération des Bourses du travail (et à son initiative) et la Fédération des syndicats. Elle est…
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APOLITISME
Auteur :
Étienne SCHWEISGUTH
Dans le chapitre "Une posture volontaire, parfois stratégique" : …
En France, la notion d'apolitisme a souvent été associée à la charte d'Amiens, adoptée lors du* congrès de la C.G.T., en 1906, bien que le mot ne figure pas dans le texte de la charte. À une époque où le Parti communiste n'existe pas encore, la charte d'Amiens donne comme objectif au syndicalisme une lutte, « en dehors de toute école politique…
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BELIN RENÉ (1898-1977)
Auteur :
Paul CLAUDEL
*Commis à la Compagnie des téléphones, puis rédacteur aux P.T.T. en 1920, René Belin est secrétaire du syndicat C.G.T. des postiers de la région lyonnaise en 1926. Devenu secrétaire de la Fédération nationale des P.T.T., il est révoqué pour fait de grève (1930). Il accède en 1933 au bureau national de la C.G.T., aux côtés de Léon Jouhaux, comme…
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C.F.D.T. (Confédération française démocratique du travail)
Auteur :
René MOURIAUX
Dans le chapitre "La consolidation de la C.F.D.T. par l'unité d'action avec la C.G.T." : …
Des entretiens ont lieu avec Force ouvrière pour explorer les voies d'un rapprochement organique. *Ils achoppent sur la question de l'entente avec la C.G.T., qui est exclue par André Bergeron alors qu'elle est considérée comme nécessaire par Eugène Descamps. Un accord national est conclu entre la C.G.T. et la C.F.D.T. le 10 janvier 1966. Il…
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C.F.T.C. (Confédération française des travailleurs chrétiens)
Auteur :
René MOURIAUX
Dans le chapitre "Du S.E.C.I. à la déconfessionnalisation" : …
Écartée des accords Matignon, la C.F.T.C. connaît paradoxalement un afflux d'adhérents. *Lassés de l'autoritarisme de la C.G.T. que Simone Weil décrit bien dans La Condition ouvrière, de nombreux travailleurs rejoignent les rangs de la centrale confessionnelle. Une directive générale confidentielle du 21 novembre 1937 fixe le comportement…
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Bibliographie
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