Le premier concile œcuménique (universel) convoqué à Nicée en Bithynie par l'empereur Constantin veut donner une solution à la controverse née des opinions du prêtre Arius d'Alexandrie, condamnées en 318. Celui-ci, voulant sauvegarder le monothéisme biblique, affirme que le Père est le seul à être sans commencement et que le Fils, le Verbe engendré dans le temps, n'est pas de même nature que le Père. Le concile confirme la condamnation d'Arius et définit le Fils comme homoousios (en latin consubstantialis) au Père, c'est-à-dire de même ousia (substance) que le Père. Le concile, première grande manifestation de l'Empire chrétien ou de l'Église constantinienne, règle aussi plusieurs points de discipline ecclésiastique. Le terme homoousios étant bientôt refusé comme non biblique par un grand nombre d'évêques, la crise arienne se poursuit jusqu'au concile de Constantinople (381), deuxième œcuménique, qui fixe la doctrine trinitaire : un seul Dieu en trois hypostases (personnes) égales entre elles. Le symbole de foi (credo) de Nicée-Constantinople devient l'affirmation officielle de la foi catholique.
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Concile de Nicée C'est à Nicée (aujourd'hui Iznik, Turquie) que l'empereur Constantin Ier convoque, en 325, le premier concile œcuménique. Hendrik Van den Broeck, dit Arrigo Fiammingo (1530-1597), Concilium Nicaenum I, fresque. Bibliothèque vaticane, Rome.
Crédits: Erich Lessing/ AKG Consulter
Jean-Urbain COMBY
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