2. Le concerto grosso
Après un siècle de tâtonnements apparaît vers 1680 le concerto grosso, dont il revient à Corelli d'avoir fixé la forme et l'équilibre.
Dans le concerto grosso, un petit ensemble de musiciens solistes, le concertino, est opposé à la masse de l'orchestre aussi nombreuse que possible et qui, pour cette raison, prend le nom de concerto grosso (terme qui a fini par désigner l'œuvre tout entière). Le compositeur, faisant alterner les soli et les tutti comme les questions et les réponses d'un discours musical, tire un parti architectural du contraste entre le concertino et le concerto grosso. Cette opposition est encore soulignée par le fait que l'écriture des parties de solistes du concertino est plus brillante et plus ornée que celle de l'orchestre dont les exécutants, les « ripienistes », ont un rôle de remplissage.
Le concerto grosso eut une vogue considérable en Italie, avec des maîtres comme Corelli, Albinoni, Alessandro Scarlatti, Geminiani, Manfredini, Locatelli, Torelli et Vivaldi. À l'imitation des Italiens, il se répandit bientôt dans toute l'Europe musicale : Jean-Sébastien Bach et surtout Haendel en ont donné d'admirables exemples.
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