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COMPOSÉES

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7.  Particularités chimiques

L'originalité chimique des Astéracées est attestée par de nombreuses substances dont certaines leur sont propres telles que l'inuline, polysaccharide amassé dans les organes de réserve (l'inuline a une valeur médicinale pour les diabétiques qui la tolèrent car elle renferme du fructose et non du glucose), des acides gras caractéristiques accumulés dans les graines oléagineuses, des lactones sesquiterpéniques, présentes surtout dans les feuilles, des flavonoïdes méthylés dans les feuilles et les fleurs (pigments jaunes), des coumarines enfin.

Divers composés acétyléniques aux activités antimicrobiennes sont répandus dans les racines, les feuilles, les tiges. Ces polyacétylènes seraient des antifongiques efficaces. Des huiles essentielles sont présentes dans les feuilles, les fruits ou les fleurs d'un grand nombre d'espèces.

Certaines substances ne se trouvent que dans quelques tribus, sous-familles ou espèces. Le caoutchouc (polyisoprène) est localisé dans les laticifères des Cichoriacées et de quelques représentants d'autres tribus. Des alcaloïdes pyrrolizidiques et des glucosides cyanogénétiques sont présents dans les feuilles et les fruits de diverses espèces (séneçons). Plusieurs produits (chromènes, pyrèthres, amides d'acides gras chez diverses Anthémidées, et quelques autres espèces, certains chrysanthèmes) sont des insecticides puissants. Les poisons antimicrobiens, antifongiques, insecticides, présents dans les tissus des Composées, représentent un arsenal défensif (phytoalexines) qui met ces plantes à l'abri de prédateurs et de parasites, mais les rendent dangereux pour le bétail et aussi, dans une certaine mesure, pour l'homme ; plusieurs substances sont allergènes et provoquent dermatites et rhumes des foins. Certaines de ces substances, à des doses convenables, peuvent constituer des médicaments de valeur, d'où le nombre élevé d'espèces utilisées en médecine populaire. Leur emploi reste délicat sinon interdit ; par exemple, de nombreuses la […]

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ABSINTHE

Écrit par :  Pierre LIEUTAGHI

… *Sa senteur puissante et son amertume extrême ont signalé très tôt l'absinthe (Artemisia absinthium L.) ou les armoises voisines à l'attention de l'homme en quête de remèdes. Mille six cents ans avant notre ère, un papyrus égyptien fait mention d'une plante dans laquelle certains ont reconnu l'absinthe (bien qu'elle ne pousse pas en Afrique… Lire la suite
ARNICA

Écrit par :  Pierre LIEUTAGHI

… *Ce n'est qu'au xiie siècle que l'arnica (Arnica montana L.) apparaît dans la matière médicale, en Allemagne. C'est surtout dans cette contrée et en Europe centrale qu'on l'emploie jusqu'au xviiie siècle, époque où des médecins célèbres comme J. F. Cartheuser et A. de Haller en publient les mérites.… Lire la suite
BARDANE

Écrit par :  Pierre LIEUTAGHI

… *Médicinale très ancienne, bien connue des médecins et des agronomes latins dans les indications majeures qu'elle a conservées jusqu'à nous. Au ier siècle, Columelle relate l'usage de la bardane contre les morsures de serpents, Dioscoride l'indique dans le traitement des ulcères. Les auteurs de la Renaissance et du xviiLire la suite
CAMOMILLE

Écrit par :  Pierre LIEUTAGHI

… *On emploie de préférence en médecine la camomille vraie, ou camomille romaine (Anthemis nobilis L. ; composées), et surtout, à tort, celle du commerce dont les fleurs « doubles », sans cœur jaune, sont moins actives que celles de la plante sauvage des moissons. La matricaire camomille (Matricaria chamomilla L.), plus répandue dans… Lire la suite
PISSENLIT

Écrit par :  Pierre LIEUTAGHI

… *Curieusement, les Anciens ne parlent pas du pissenlit (Taraxacum officinale Weber ; composées) dont le nom apparaît au xvie siècle, en même temps que la relation de ses propriétés diurétiques (Jérôme Bock, 1546). Olivier de Serres (1600) est l'un des premiers à mentionner l'emploi cholagogue des fleurs contre la… Lire la suite
SOUCI, botanique

Écrit par :  Pierre LIEUTAGHI

… *Le beau souci officinal des jardins (Calendula officinalis L. ; composées) et son proche parent sauvage, le souci des champs (Calendula arvensis L.), ont les mêmes usages et sans doute la même composition chimique. Le premier, qui seul a été étudié de ce point de vue, renferme un pigment complexe, de la nature des caroténoïdes,… Lire la suite
TUSSILAGE

Écrit par :  Pierre LIEUTAGHI

… *Toujours remarqué par sa floraison très précoce, le tussilage (Tussilago farfara L. ; composées) ne l'est plus guère parmi les simples. Son nom pourtant (de tussis, « toux », et ago, « je chasse ») résume des propriétés bien réelles. Les feuilles (qui valent à la plante le nom de pas-d'âne) contiennent une substance amère… Lire la suite

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Médias

Médias de cet article dans l'Encyclopædia Universalis :

Pâquerette Petite camomille (inflorescences) Capitules floraux Composées : passage du capitule à l'incapitulescence, avec pauciflorie croissante des capitules primaires Chicorée sauvage Pissenlit Achènes Tournesols Arnica des montagnes

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Voir aussi

ACHILLÉE MILLEFEUILLE    ARMOISE    CHICORÉE    CHRYSANTHÈME    PHYTOTHÉRAPIE    TOURNESOL

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