4. Biologie florale
Les fleurs présentent un mode particulier d'émission du pollen. Les anthères mûrissent avant les organes femelles (protandrie). Elles libèrent leur pollen dans le tube formé par les étamines conniventes. Le style alors s'allonge. Les lobes stigmatiques appliqués l'un contre l'autre, souvent recouverts de poils, fonctionnent comme écouvillon. Ils ramonent le pollen jusqu'à la gorge de la corolle où les pollinisateurs très divers viendront le prélever. Chaque fleur passe ainsi par une phase staminée puis pistillée. À ce stade, les branches stigmatiques s'écartent puis s'enroulent en crosse et entrent en contact avec le pollen du même capitule. L'autofécondation peut donc s'effectuer au cas où l'allogamie n'aurait pas joué.
Des pollinisateurs très divers, attirés par le nectar et le pollen, visitent les fleurs : oiseaux-mouches, papillons, diptères, coléoptères, hyménoptères. L'irritabilité des étamines (70 p. 100 des espèces), l'exine épineuse ou glutineuse des grains de pollen (généralement tricolporés), la protandrie, le développement centripète des fleurs dans le capitule, leurs couleurs vives sont autant de caractères qui favorisent l'entomophilie. Chez les Ambrosiées, le pollen est transporté par le vent. L'apomixie et l'apogamie (développement parthénogénétique de l'embryon), fréquentes dans plusieurs genres (Antennaria ou pied-de-chat, Hieracium ou épervières), expliquent la multitude de formes qui les composent et qui rendent leur systématique compliquée.
L'autogamie est de règle chez plusieurs espèces ; leurs capitules sont ordinairement petits et dépourvus de fleurs marginales (Senecis vulgaris, par exemple).
[…]… pour nos abonnés, l'article se prolonge sur 6 pages…



