La majorité des animaux vivent, au moins durant certaines périodes, avec leurs congénères. En effet, la vie en groupe leur apporte divers avantages. Cependant, elle est aussi source de contraintes et de compétition. Au cours de l'évolution, différents mécanismes ont été mis en place pour limiter les effets négatifs de l'agression entre les animaux d'une même espèce. Chez les mammifères et les oiseaux notamment, on observe une reconnaissance individuelle : chaque individu gère un réseau de relations sociales comprenant des relations de parenté, d'affiliation, de hiérarchie, d'échanges de services...
1. Pourquoi vivre en groupe ?
La vie en groupe présente de nombreux avantages. Tout d'abord, elle limite la prédation grâce à différents phénomènes : défense du groupe contre les prédateurs, augmentation de la vigilance, confusion du prédateur qui ne sait plus « où donner de la tête » face à de nombreuses cibles en mouvement, effet de dilution (les prédateurs capturent généralement une seule proie à la fois, chaque animal a donc d'autant plus de chances de ne pas être capturé qu'il y a d'individus dans le groupe). Elle peut aussi favoriser l'alimentation grâce à des échanges d'information concernant la localisation de la nourriture ou la façon de se la procurer, à la coopération pour la chasse, à la défense commune des ressources contre d'autres groupes, au partage. La vie en groupe permet également la construction de structures importantes (comme les barrages des castors ; cf. constructions animales), la répartition des tâches (élevage des jeunes en commun, par exemple), le toilettage mutuel...
Cependant, la vie grégaire présente aussi des inconvénients : transmission des maladies et des parasites, augmentation des chances d'être repérés par les prédateurs, et, surtout, compétition pour des ressources généralement limitées. Certains compromis sont possibles. Ainsi des animaux, comme certaines espèces de perroquets, vivent en couple pendant la période de reproduction et en groupe le […]
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