Le 17 mai 2009, les Comoriens décident, à l'issue d'un référendum controversé, de modifier le cadre du partage des pouvoirs qui est en vigueur depuis 2001. L'amendement de la Constitution qui en résulte réduit la structure du gouvernement. En outre, la durée du mandat du président de l'Union des Comores est portée de quatre à cinq ans et les trois îles, Grande Comore, Anjouan et Mohéli, qui avaient jusqu'ici chacune leur propre président, ne seront plus dirigées que par un gouverneur.
Quant au référendum organisé le 29 mars à Mayotte, la seule île de l'archipel des Comores qui a choisi de rester française au moment de l'indépendance en 1974, il est condamné par Moroni. Les Mahorais approuvent à 95 p. 100 le passage du statut de collectivité départementale d'outre-mer à celui de département d'outre-mer. L'Union africaine et l'Union des Comores, qui considèrent toutes deux Mayotte comme un territoire occupé par la France, rejettent le résultat du scrutin.
Le 30 juin, un Airbus A310 de la compagnie Yemenia Airways, parti de Sanaa (Yémen) avec cent cinquante-trois passagers à son bord (dont soixante-six Français, la plupart appartenant à la diaspora comorienne de Marseille) s'écrase au large de la Grande Comore alors qu'il s'apprêtait à atterrir à Moroni. Une jeune fille, seule survivante, est recueillie dans l'océan Indien. Il s'agit de la plus grave catastrophe aérienne de l'histoire du pays.
Mary EBELING
Universalis
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