1. Le schéma de la communication
• Les aspects informationnels
Cette assimilation au schéma informationnel est justifiée dans la mesure où, pour qu'il y ait communication, il faut nécessairement que les communicateurs (émetteur et récepteur) disposent de moyens d'information au sens physique et mathématique du mot, c'est-à-dire d'au moins deux éléments discriminables par un détecteur de différences (par exemple, un appareil perceptif humain ou encore une machine), et susceptibles d'être opposés dans une alternative telle que la probabilité d'apparition d'aucun des termes dans un message ne soit ni nulle ni certaine (égale à 1).
La quantité d'information disponible dans un système de formation de messages (clavier) est d'autant plus grande qu'il y a plus d'éléments discriminables (touches) et que les probabilités d'utilisation des différentes touches sont plus égales a priori et plus indépendantes dans le temps. Dans cette définition de la quantité d'information par le maximum de désordre (ou le minimum de prédétermination), on retrouve la définition de l'entropie. La formule fondamentale en est :

C. Shannon et W. Weaver (1949) ont insisté sur la portée explicative de la théorie et donné à leur ouvrage le titre de Théorie mathématique de la communication. Toutefois, ils ont fort bien vu la nature du rapport entre information et communication. La théorie de la communication, selon Weaver, a trois niveaux :
– un « niveau A », où se pose le problème technique : avec quelle précision les symboles de communication peuvent-ils être transmis ?
– un « niveau B », où se pose le problème sémantique : avec quelle fidélité les symboles transmis véhiculent-ils la signification voulue ?
– un « niveau C », où se pose le problème d'efficacité : avec quelle efficacité le sens reçu affecte-t-il la conduite du récepteur dans le sens voulu ?
Notons d'abord que Weaver retrouve app […]
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