7. Comètes et essaims de météorites
Il existe une relation très étroite entre les grandes pluies de météorites observées visuellement mais surtout à l'aide de radars, et les comètes. Le meilleur exemple de cette relation a été donné par la comète P/Biéla (1826 I), dont la période initiale était de 6,62 ans et dont l'orbite coupait celle de la Terre. Après plusieurs retours, la comète se brisa en deux en 1846 et ne fut pas au rendez-vous en 1865. Mais en 1872, quand la Terre se trouva au point d'intersection des deux orbites, il y eut une très importante pluie d'étoiles filantes qui dura plusieurs heures et dont le radiant, c'est-à-dire le point d'où semble diverger cette pluie, se trouvait dans la direction de l'orbite cométaire. Il ne fait aucun doute que les grosses poussières, mises en évidence dans les anti-queues, comme les fragments de désagrégation du noyau, continuent à suivre la même orbite ; c'est ainsi qu'on a pu observer bien d'autres averses de météores associées à des comètes dont l'orbite croise celle de la Terre ; on peut citer les Léonides (associées à la comète Temple-Tuttle), les Perséides (comète Swift-Tuttle), les Draconides (comète GiacobiniZinner)... Les météorites sont d'abord proches de la comète, puis elles diffusent sous les effets conjugués de la pression de radiation du vent solaire et des perturbations planétaires. Elles donnent lieu à des averses lorsque l'orbite cométaire intercepte celle de la Terre.
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