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BURLESQUE COMÉDIE, cinéma

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2.  Un précurseur : Mack Sennett

Venus de la scène ou de la piste, assurés de leur métier et riches d'expérience, les acteurs et réalisateurs burlesques n'éprouveront aucune appréhension devant les faux mystères de la technique et du langage cinématographiques. Très sainement, ils s'approprieront le cinéma comme un moyen de servir leur fantaisie naturelle. Ils ne viseront qu'à l'efficacité comique et trouveront sans y penser les chemins de la vérité et du lyrisme.

C'est à Mack Sennett que l'on doit les meilleurs documentaires sur l'Amérique des années dix. On sait comment il cherchait à tirer parti des événements spectaculaires de la vie quotidienne : un incendie, une course automobile. Ses pitres et ses cameramen se mêlaient à la foule des badauds. Il avait sa troupe de policiers et de pompiers comiques, qui parvenaient sur les lieux du sinistre en même temps que les vrais. Régnant du haut de sa tour érigée au milieu des studios, officiant dans sa baignoire, Mack Sennett fut le chantre railleur d'une Amérique effervescente, travaillée par les démons de la fuite en avant et de la lutte pour la vie. Son comique à base de poursuite et d'agression (les tartes à la crème) n'a pas d'autre source que cette réalité. Aujourd'hui encore, on demeure confondu par la faculté d'invention des scénaristes, réalisateurs et comédiens dont il inspira le travail. Un gag entre mille : Billy Bevan pousse son automobile en panne. Au passage, il accroche, sans s'en apercevoir, une bonne demi-douzaine de voitures et les entraîne jusqu'à une falaise où les voitures vont s'écrouler une à une dans le vide. C'est un gag parfait, dont on sait qu'il fut imaginé, à l'époque, par Frank Capra, mais c'est en même temps un point de vue précis, quoique choisi sans arrière-pensées, sur l'idole, alors naissante, du xxe siècle : la voiture automobile.

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ANGLAIS (ART ET CULTURE) - Cinéma

Écrit par :  N.T. BINH

Dans le chapitre "Une floraison de genres"  : …  leur sens de l'humour « à froid », la comédie britannique offre une belle variété de sous-genres. *Les artistes burlesques venus de la scène, au temps du muet, firent carrière outre-Atlantique (Charles Chaplin, Stan Laurel), mais l'arrivée du parlant sollicita d'autres interprètes comiques qui avaient fait leurs preuves sur les planches : George… Lire la suite
ARBUCKLE ROSCOE (1887-1933)

Écrit par :  Universalis

…  et 1910, il est recruté en 1913 par la branche comédie des studios Keystone créés par Mack Sennett.* Jouant aux côtés de stars du burlesque telles que Ford Sterling, Mabel Normand et Charlie Chaplin, Arbuckle, dit « Fatty » surnom lié à son embonpoint –, devient bientôt l'une des principales vedettes de Keystone. À partir de la fin de l'année 1914… Lire la suite
CAPRA FRANK (1897-1991)

Écrit par :  Joël MAGNY

Dans le chapitre "Le cinéaste du New Deal"  : …  convoitées. Non seulement Capra a réussi son pari, mais il a installé l'idée d'une certaine forme de* comédie, la screwball comedy (ou comédie loufoque), qui tend au burlesque et à l'absurde, et imprime son image de marque : une comédie où le versant drolatique et le versant tragique sont sans cesse sur le point de s'inverser... Au faîte de… Lire la suite
CHAPLIN CHARLIE (1889-1977)

Écrit par :  Francis BORDAT

Dans le chapitre "L'enfance londonienne"  : …  , il joue avec grand succès le rôle d'un gentleman éméché, qu'il reprendra dans plusieurs films. *Quand, deux ans plus tard, il accompagne la troupe pour une seconde tournée américaine, il est remarqué par Mack Sennett, qui vient de fonder la compagnie Keystone, où brillent déjà les premières stars du burlesque américain : Ford Sterling, Mabel… Lire la suite
CHARLIE CHAPLIN CRÉE "CHARLOT"

Écrit par :  Joël MAGNY

  *Dans Pour gagner sa vie, son premier film pour la compagnie Keystone, où il vient d'être engagé en février 1914 afin de tourner sous la direction de Henry Lehrman, Charlie Chaplin (1889-1977), tel un lord anglais, s'est vu affubler d'une moustache tombante, d'une redingote, d'un huit-reflets, de guêtres et d'un… Lire la suite
CINÉMA (Aspects généraux) - Histoire

Écrit par :  Marc CERISUELOJean COLLETClaude-Jean PHILIPPE

…  sont venus se joindre Sternberg, Vidor, Hawks, alors débutants. Jamais les gags de la comédie *burlesque n'ont été aussi précis : Le Cirque (The Circus, Chaplin, 1928), Le Cameraman (The Cameraman, Keaton, 1928). Stroheim, Sternberg, Cecil B. De Mille déploient chacun une poésie à fleur de chair, où la… Lire la suite
COMÉDIE AMÉRICAINE, cinéma

Écrit par :  Joël MAGNY

Dans le chapitre "Un genre iconoclaste"  : …  ou Man's Favorite Sport ? (Le Sport favori de l'homme, 1964)]. C'est du côté d'un* burlesque bien plus gratuit que celui de Chaplin, Keaton ou Harry Langdon que la comédie des années 1940 et 1950 tente de se frayer un chemin. Nous avons déjà cité Preston Sturges qui réinsuffle au genre le dynamisme et l'esprit du burlesque… Lire la suite
EDWARDS BLAKE (1922-2010)

Écrit par :  Joël MAGNY

…  à la grande joie de Cary Grant et de Tony Curtis, apparaît le fil conducteur de l'œuvre d'Edwards,* le burlesque. Dédié à Laurel et Hardy, The Great Race (La Plus Grande Course autour du monde, 1965) indique clairement qu’il se rattache à l'école de Hal Roach et non à celle de Mac Sennett : slowburn et batailles de… Lire la suite
FIELDS WILLIAM CLAUDE dit W. C. (1879-1946)

Écrit par :  Jean TULARD

… *C'est l'avènement du cinéma parlant, fatal à d'autres comiques (Langdon, Semon, Chase, Cook, Pollard, Al Saint-John, Ben Turpin), qui assura la célébrité de Fields. Il avait débuté pourtant sous la direction de Griffith dans Sally, fille de cirque (Sally of the Sawdust, 1925), mais c'est en 1932 qu'il s'impose avec MillionLire la suite
LA GRANDE VADROUILLE, film de Gérard Oury

Écrit par :  Kristian FEIGELSON

Dans le chapitre "Odyssée-guignol"  : …  budget d'1 milliard 300 millions de francs qui en fera le film français le plus cher de l'époque. *Cette comédie burlesque devient un film à grand spectacle, prévu pour rivaliser avec les productions hollywoodiennes. Elle sera d'ailleurs déclinée sur tous les marchés internationaux, générant un succès comparable en Europe, en U.R.S.S. ou au Japon… Lire la suite
HOLLYWOOD

Écrit par :  Francis BORDAT

…  Mack Sennett, Charles Chaplin, Buster Keaton, Harold Lloyd, Harry Langdon et Laurel et Hardy, les *burlesques à eux seuls ont produit en dix ans un nombre stupéfiant de chefs-d'œuvre. Mais le mélodrame, avec David Wark Griffith et Frank Borzage, la comédie sophistiquée, avec Cecil B. DeMille et Ernst Lubitsch, le western, avec John Ford et James… Lire la suite
KEATON BUSTER (1895-1966)

Écrit par :  Claude-Jean PHILIPPE

…  cet enfant de huit ans, rompu moralement et physiquement à toutes les disciplines de la comédie *burlesque, pourrait-il voir le monde autrement que comme une gigantesque machinerie de théâtre ? Dix ans plus tard, en tout cas, il est célèbre. Broadway l'acclame dans le numéro de ses parents, et l'on attend la coupure du cordon ombilical qui le… Lire la suite
KEATON BUSTER (1895-1966) - (repères chronologiques)

Écrit par :  Joël MAGNY

… Fatty », qui le fait entrer à la Comique Film Corporation, récemment fondée par Joseph M. Schenck. * C'est l'âge d'or du burlesque. Quinze courts-métrages interprétés par Fatty et Keaton, qui a pris le nom de Malec (ou Frigo), sont écrits et dirigés par Roscoe Arbuckle. Après un long-métrage inspiré par un succès de Broadway et produit par Metro… Lire la suite
LAUREL STAN (1890-1965) & HARDY OLIVER (1892-1957)

Écrit par :  Jean TULARD

… *De tous les grands burlesques, Laurel et Hardy demeurent peut-être les plus aimés. Keaton est trop froid, Lloyd trop impersonnel, Langdon trop trouble et les Marx trop bavards. En revanche, Laurel et Hardy font partie du décor de la vie quotidienne. Dans leurs films, le rire ne naît pas de l'ingéniosité du héros (Keaton) ou de son agressivité (… Lire la suite
LEWIS JERRY (1926- )

Écrit par :  Gérard LEGRAND

… *Né d'un couple d'artistes de music-hall, à Newark (New Jersey), Joseph Levitch exerce toutes sortes de métiers à partir de ses douze ans. En 1944, il met au point un numéro d'imitation de chanteurs et passe avec succès en attraction dans les cinémas de la chaîne Paramount. Contre la volonté de ses parents, il se marie et sera père de six enfants.… Lire la suite
LINDER GABRIEL LEVIELLE dit MAX (1883-1925)

Écrit par :  Claude BEYLIE

… *La renommée de Max Linder, première grande vedette comique de l'histoire du cinéma, fut telle que son nom d'acteur tomba et que c'est au seul prénom, à la seule syllabe de « Max » que la firme Pathé offrit le cachet annuel, fabuleux pour l'époque, de deux cent mille francs or. De son vrai nom Gabriel Levielle, Max Linder, né en Gironde, partit à la… Lire la suite
LLOYD HAROLD (1893-1971)

Écrit par :  Jean TULARD

… *Un des acteurs comiques les plus populaires du cinéma américain, Harold Lloyd fut à son apogée dans les années trente. Il imposa un personnage, l'optimiste, à qui tout réussit au milieu des pires catastrophes, et une silhouette, celle d'un jeune homme timide, portant lunettes d'écaille et canotier. Entre 1917 et 1921, Lloyd tourne plus de cent… Lire la suite
MARX BROTHERS LES

Écrit par :  Louis LACAS

… *Leonard (1886-1961) dit Chico, Adolph (1888-1964) dit Harpo, Julius (1890-1977) dit Groucho, Milton (1893-1977) dit Gummo, Herbert (1901-1979) dit Zeppo. Une silhouette cassée, pliée, vêtue d'une queue-de-pie, trottant comme une autruche pressée, un cou maigre promenant deux yeux égrillards chaussés de lunettes d'acier, avec, sur une lippe… Lire la suite
LE MÉCANO DE LA "GENERAL" (B. Keaton)

Écrit par :  Joël MAGNY

  *« J'étais plus fier de ce film que de tous ceux que j'ai jamais réalisés », déclare Buster Keaton à propos du Mécano de la « General ». Bien des années après sa réalisation, critiques et public confirmeront ce jugement sur une œuvre qui représente un sommet non seulement de l'art muet, mais du cinéma tout court.… Lire la suite
TATI JACQUES (1908-1982)

Écrit par :  Jean COLLET

Dans le chapitre "Au-delà du mythe"  : …  de Tati allait se fonder sur un personnage mythique, héritier de Charlot, de Keaton et des grands *burlesques. On comprend aujourd'hui que Mon Oncle ait pu décevoir. Hulot n'y était déjà plus qu'une silhouette parmi une foule de personnages aussi typés. Tati, loin de construire un héros comique, s'ingéniait à le faire disparaître. Le… Lire la suite
LES VACANCES DE MONSIEUR HULOT (J. Tati)

Écrit par :  Joël MAGNY

  *Jacques Tati (1908-1982) avait renouvelé le cinéma comique français en alliant, dans Jour de fête, le burlesque muet à la modernité d'un cinéma de l'observation. Après François le facteur, témoin d'une France rurale en voie de disparition, il invente Hulot, qui naît en même temps que cette civilisation des… Lire la suite

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Charlot Laurel et Hardy Buster Keaton Harold Lloyd Limelight, C. Chaplin Les Marx Brothers W.C. Fields Les Temps modernes, C. Chaplin Le Dictateur, de Charlie Chaplin Jerry Lewis

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