Le coma est un état caractérisé par la perte de la conscience et par la perte plus ou moins complète des fonctions de relation qui en sont le corollaire : sensibilité et motricité.
Cependant, certaines fonctions végétatives (qui entretiennent la nutrition) sont relativement conservées. Cet état intermédiaire entre la vie et la mort pose au médecin de difficiles problèmes, car les techniques de réanimation et d'assistance physiologiques (ventilation artificielle, monitoring) lui donnent la possibilité de maintenir en survie très longtemps des sujets dont il ne peut sans hésitation prédire les chances de guérison. Néanmoins, lorsque des critères rigoureux autorisent une certitude de l'irréversibilité du coma (mort cérébrale), la question se posera de savoir si les organes sains qui demeurent en vie chez ce mort en sursis ne pourraient être utilisés en vue de procéder à des transplantations.
Les états comateux, beaucoup plus fréquents que jadis, en raison à la fois des progrès thérapeutiques et de l'augmentation du nombre des traumatisés graves, rançon de la mécanisation, sont l'objet de recherches soutenues. Grâce au perfectionnement des méthodes d'investigation utilisables pour caractériser l'activité cérébrale (cf. cerveau humain - L'imagerie cérébrale) il est possible aujourd'hui de reconnaître, pour les traiter de façon appropriée, des syndromes neurophysiologiques caractérisant plusieurs types d'états de conscience, là où l'ancienne classification des comas ne prenait en compte que la symptomatologie.
1. Signes cliniques
Il étaitclassique de distinguer quatre stades en fonction des altérations de plus en plus graves qui affectent chez le comateux les fonctions de relation.
– Coma léger, ou « vigil » (stade I) : dans ce cas, l'abolition de la conscience est incomplète : en effet la perceptivité est variable. Par des excitations douloureuses (telles que pincement de régions cutanées sensibles), on peut provoquer des réactions motrices ou vocales relativement bien adaptées (réacti […]
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