7. Colorimètres et spectrocolorimètres
Au milieu du xxe siècle, la mesure physique des couleurs était généralement réalisée par des spectrophotomètres qui tracent les courbes de transmission ou de réflexion spectrale des échantillons dans le domaine visible (cf. spectrophotométrie optique). Ces courbes, combinées avec celles des illuminants et des composantes X, Y, Z, permettent de calculer les valeurs Yxy dans l'espace colorimétrique C.I.E. 1931. Mais, en raison de l'absence de calculatrices électroniques et du prix des spectrophotomètres, la colorimétrie est demeurée réservée, jusque dans les années 1980, aux laboratoires spécialisés.
La définition d'un nouvel espace CIELAB en 1976, l'arrivée de puissants ordinateurs et le développement des composants optoélectroniques vont provoquer la généralisation de deux nouveaux types d'appareils de mesure : les colorimètres et les spectrocolorimètres. Ceux-ci sont dotés de calculateurs permettant de fournir toutes les données colorimétriques selon les illuminants et les différents espaces.
Les colorimètres sont équipés de trois sondes simulant les réponses spectrales de l'observateur standard. Relativement simples, ces appareils permettent néanmoins d'obtenir des résultats satisfaisants dans des applications de comparaison de routine sur des couleurs relativement peu saturées et dont les spectres sont continus.
Les spectrocolorimètres sont des appareils plus sophistiqués dont les performances sont intermédiaires entre celles des colorimètres et des spectrophotomètres. La lumière réfléchie ou transmise par l'échantillon est projetée sur un dispositif optoélectronique comportant une série de diodes filtrées selon des bandes passantes étroites (par exemple, trente diodes filtrées avec des bandes passantes étroites qui vont analyser le spectre selon trente bandes spectrales de dix nanomètres). La précision des spectrocolorimètres dépend évidemment du nombre de points de mesure. Ainsi les modèles qui ne font que quinze mesures avec des bandes passantes de vingt nanomètres seront moins précis que ceux de l'exemple précédent. Les spectrocolorimètres de haut de gamme sont dotés de réseaux de diffraction qui permettent d'obtenir un spectre projeté sur un peigne de diodes, comme dans certains spectrophotomètres.
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