6. Le CIE DE2000
Les trop faibles performances du CIE94 ont suscité la poursuite des recherches d'équations plus sophistiquées de différences de couleur dans l'espace CIELAB. À cette fin, la C.I.E. a entrepris une démarche d'amélioration continue des équations concernées, en fédérant toutes les nouvelles données expérimentales. Elle a abouti, en 2001, à la définition du CIE DE2000, ou DE00, qui inclut, comme précédemment des facteurs de pondération en clarté, saturation et teinte, mais aussi des paramètres interactifs entre saturation et différence de teinte pour améliorer les performances en termes de différences des couleurs bleues, ainsi qu'une pondération de l'échelle en a* pour optimiser les performances des différences de couleurs peu saturées. Les premières expériences montrent une amélioration significative des résultats par rapport au CMC et au CIE94. Les spectrocolorimètres dotés de système de calcul CIE DE2000 sont apparus sur le marché en 2002. L'expérimentation à l'échelle industrielle devra qualifier ce mode de calcul.
Dans l'attente de systèmes psychométriques réellement universels, la plupart des utilisateurs de la colorimétrie se sont constitué des chartes de différences ΔE acceptables, basées sur leurs expériences et variant selon les applications et les couleurs. Rappelons que le but essentiel est de savoir reproduire une couleur visuellement identique à une couleur de référence. Ils comparent les écarts calculés avec l'amplitude des confusions colorimétriques visuelles à l'intérieur desquelles l'œil ne perçoit pas de différence. Les utilisateurs établissent donc de façon expérimentale des correspondances entre les ΔE CMC ou les ΔE*94 et des échelles fondées sur les seuils de perception subjective d'une différence (échelle JND, just noticeable difference). Les études les plus récentes sont en cours d'expérimentations à partir du CIE DE2000.
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