3. L'espace CIELAB (1976) ou L*a*b*
L'espace CIELAB est le plus utilisé en colorimétrie moderne car il est très bien adapté aux mesures de colorants ou de pigments, ainsi qu'aux estimations de mélanges. Il a pour origine les travaux effectués, à la fin des années 1930, par Elliott Q. Adams et Dorothy Nickerson sur la vision des couleurs. Il utilise un système à coordonnées de couleurs opposées fondé sur les recherches d'Ewald Hering (1878) concernant l'interprétation des informations entre l'œil et le cerveau. L'argument de base est qu'une couleur ne peut être ni rouge et verte à la fois, ni bleue et jaune à la fois, mais elle peut être à la fois rouge et jaune (orange) ou rouge et bleue (pourpre, magenta). Le rougissement ou le verdissement est exprimé par la valeur d'une coordonnée a*, positive si rouge et négative si vert. Le jaunissement ou le bleuissement est, quant à lui, représenté par une coordonnée b*, positive si jaune et négative si bleu.
L'espace colorimétrique CIELAB s'inscrit dans une sphère légèrement aplatie (fig. 1). L'axe vertical L*, correspond à la clarté ou luminosité, suivant une échelle psychométrique allant de 0 à 100. La valeur 100, localisée en haut de l'axe, représente le blanc ou la réflexion totale ; la valeur 0, en bas, le noir ou l'absorption totale. L'axe L* correspond donc à l'échelle des neutres (absence de couleurs). Dans chaque plan horizontal de la sphère, qui représente une valeur donnée de clarté L*, deux axes orthonormés servent à positionner les coordonnées de chromaticité : l'axe — a*/+a* pour le vert et le rouge, et l'axe — b*/+b* pour le bleu et le jaune. La teinte et la saturation d'une couleur donnée seront déterminées par les coordonnées cartésiennes a*, b*.
• Calculs des coordonnées L*a*b*
Les cordonnées L*a*b* d'une couleur sont calculées à partir de ses composantes X, Y, Z (angle d'observation de 20, CIE1931) ou X10Y10Z10 (angle d'observation de 100, C.I.E. 1964), selon les formules suivantes :
L* […]
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