2. Vie économique
En 1990, le président Gaviria poursuit l'ouverture en douceur de l'économie entreprise par son prédécesseur.
Un gisement géant de pétrole est découvert à Cusiana, au pied de la Cordillère orientale.
En 1992, le président Gaviria lance un programme de « révolution sociale » visant à améliorer les services de santé et à stimuler la construction de logements.
La Colombie, qui a réévalué ses réserves pétrolières récupérables, peut doubler, dans un délai de quatre ans, ses exportations de pétrole. Plusieurs compagnies internationales sont présentes, mais elles sont la cible de la guérilla. Le gouvernement menace de retirer leur permis de recherche aux compagnies exploitantes qui paieraient un « impôt révolutionnaire » à la guérilla.
La moitié de la cocaïne vendue dans le monde et une quantité croissante d'héroïne trouvent leur origine en Colombie. La plupart des profits seraient investis à l'étranger.
En 1993, la croissance augmente. La production agricole amorce une reprise ; la production industrielle et la construction progressent nettement. Les exportations plafonnent en raison du bas niveau des prix du café, alors que les importations sont stimulées par l'expansion économique, l'appréciation du peso et la libéralisation de l'économie.
En 1994, l'élection à la tête de l'État d'un candidat de l'aile gauche du Parti libéral, Ernesto Samper, s'accompagne de l'adoption d'un programme de gouvernement à forte coloration sociale.
En 1995, l'insécurité croissante et les incertitudes politiques engendrées par l'éventuel financement de la campagne du président Samper par les cartels de la drogue n'ont pas de répercussions sur la bonne santé économique de la Colombie. La mise en service du gisement de pétrole de Cusiana offre des perspectives favorables pour le moyen terme. Le pétrole a supplanté le café dans les revenus du pays et représente près de la moitié de ses exportations. Le plan social du gouvernement n'empêche ni la réduction globale des dépenses ni la réduction de l'inflation.
En […]
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