Désigne tout effondrement des fonctions physiologiques, ou même de la structure d'un organe : collapsus ventriculaire, collapsus pulmonaire. Employé absolument, il désigne l'effondrement circulatoire ou cardio-vasculaire, une faillite profonde de la fonction circulatoire, appelée également « choc primaire » : ce collapsus se traduit par l'effondrement tensionnel, par la tachycardie extrême, par la pâleur associée quelquefois à une cyanose, par le refroidissement habituel des extrémités, par la polypnée ; la diurèse est basse ou nulle ; le sujet est prostré, mais habituellement conscient et angoissé.
L'étude de la pression veineuse centrale permet de distinguer grossièrement deux grandes catégories de collapsus :
le collapsus cardiogénique, à pression veineuse élevée, à volémie normale ou haute où l'effondrement du débit cardiaque implique une déchéance myocardique majeure et une évolution habituellement fatale à court terme ;
le collapsus hypovolémique, bien plus fréquent, à pression veineuse basse ou nulle : myocarde initialement normal, volémie effondrée du fait d'une hémorragie ou d'une déshydratation importantes, souvent associées à une séquestration sanguine périphérique secondaire (qui peut être seule en cause, avec effondrement des résistances vasculaires périphériques dans certains chocs toxémiques bactériens).
Un traitement d'urgence, visant essentiellement à rétablir la normovolémie par un apport liquidien ou sanguin par voie veineuse, et à stimuler la vaso-motricité périphérique par divers médicaments analeptiques, permet habituellement de rétablir une situation circulatoire normale, faute de quoi l'évolution se fait vers le « choc secondaire », ou « choc vrai », bien souvent irréversible.
François BOURNÉRIAS
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