Ce sujet est traité dans les articles suivants :
Écrit par : Sylvie COURTINE-DENAMY
Dans le chapitre "L'affirmation du sujet : le « cogito » cartésien" : … nommait « la proto-fondation cartésienne de l'ensemble de la philosophie des temps modernes ».* Le cogito cartésien se veut un fondement ultime, résidu d'un doute radical naissant de la remise en cause du savoir : le sujet qui doute fait table rase de toutes les opinions jusqu'ici reçues en sa créance, il exclut de lui tout ce qui n'… Lire la suiteÉcrit par : Pierre GUENANCIA
Dans le chapitre "Une pensée inaugurale" : … philosophie, que la connaissance par le moi, considéré comme chose qui pense, de sa propre existence* (Cogito, sum : « je pense, je suis ») est la plus certaine de toutes les connaissances humaines, que l'âme ou l'esprit est réellement distinct du corps et que l'existence de Dieu peut être certainement déduite de l'idée d'infini que l'… Lire la suiteÉcrit par : Henri EY
Dans le chapitre "Une définition opératoire" : … au travers de sa propre transparence, c'est le monde de la pensée qui se dévoile dans le *cogito à la conscience réfléchie. Et, par là, on saisit que la « conscience » et la « conscience-de-cette-conscience » (l'idea ideae de Spinoza) apparaissent comme « une même chose » ou, plus exactement, comme l'essence proprement… Lire la suiteÉcrit par : Pierre FÉDIDA
Dans le chapitre "Projet scientifique et distinction soma-psyché" : … non seulement au thème de l'opposition de l'âme et du corps et de leur séparation dans le *cogito occidental, mais, de plus, au fondement d'une physique, d'une physiologie et d'une médecine qui prennent le corps comme objet de la nature ou font du soma l'expression d'une exclusivité objective, donnant un espace physique aux phénomènes… Lire la suiteÉcrit par : Ferdinand ALQUIÉ
Dans le chapitre "La première des certitudes" : … de tout, et du fait que je doute de tout, je suis assuré de l'existence de la pensée qui doute. *C'est le fameux : « je pense donc je suis » du Discours de la méthode, le « cogito ergo sum » de la première partie des Principes. Dans la Méditation seconde, Descartes écrit de même : « Mais je me suis… Lire la suiteÉcrit par : Jacques COLETTE
Dans le chapitre "Dieu et le « cogito »" : … car la pensée de la pensée prend ici un sens différent de celui qu'elle avait chez Aristote. *L'autonomie du cogito met en scène un sum, en lequel la pensée saisit l'être en se saisissant d'elle-même. Et, cependant, l'eidos, au sens platonicien du terme, continue d'imposer sa loi, même si ce qui est à penser n'est… Lire la suiteÉcrit par : Jean WAHL
Dans le chapitre "La découverte de l'existence" : … c'est que la vie et la mort de Socrate aient été pour lui un thème de réflexion existentielle. *Quand Descartes écrit : « Je pense, je suis », c'est son existence d'être pensant qu'il affirme ; et ce n'est qu'après avoir prouvé l'existence de Dieu qu'il peut affirmer l'union de l'âme et du corps. Et c'est bien d'une telle union qu'il a… Lire la suiteÉcrit par : Dominique LECOURT
Dans le chapitre "L'illusion de l'immédiat" : … mis dans l'impossibilité d'établir de façon positive l'existence du monde extérieur ; il reste problématique. *Or, la raison qu'invoque Kant est, pour nous, très significative : c'est, dit-il, que Descartes a commencé par affirmer que le cogito était la « révélation immédiate » de l'être pensant ; il a dès lors établi un… Lire la suiteÉcrit par : Étienne BORNE
Dans le chapitre "L'intériorité des classiques et la philosophie antique" : … réalisent un double progrès par rapport à la pensée antique. D'une part, philosophie d'un *Cogito en première personne, elles mettent l'accent sur cette notion fondamentale qu'il ne suffira pas de dire idéaliste pour la disqualifier, à savoir qu'il n'y a d'esprit que personnel ou que toute pensée est pensée de quelqu'un. Cela est vrai… Lire la suiteÉcrit par : Paul RICŒUR
Dans le chapitre "Le surgissement de la subjectivité" : … commence avec la méditation augustinienne sur la puissance de défection de la volonté libre. *Un deuxième seuil dans l'émergence de la liberté comme subjectivité est représenté par le cogito cartésien, selon lequel le sujet est celui pour qui le monde est une représentation, un tableau déployé devant le regard. On se réfère ici, bien… Lire la suiteÉcrit par : Geneviève BRYKMAN
Dans le chapitre "Le déclin du pur « cogito »" : … fois passifs et actifs ne sont ni pure matière ni pure pensée. » L'homme est double, pur *cogito additionné d'une machine, voulait Descartes ; mais il se vit comme un tout et, cela, Descartes l'accorde avec embarras. Locke, soucieux de rester au plus près de l'expérience vécue, remarque que, pour dire « je », ou parler d… Lire la suiteÉcrit par : Lucien JERPHAGNON
Dans le chapitre "Existence et mystère" : … dénonçant l'insularité à laquelle elle condamne, selon lui, le sujet : abstrait, « le *cogito ne nous donne accès qu'à un monde au sein duquel les jugements d'existence proprement dits perdent toute signification » (Journal métaphysique). Mais c'est surtout au niveau des relations personnelles, premier champ d'application… Lire la suiteÉcrit par : François TRÉMOLIÈRES
Dans le chapitre "Un exposé de la « philosophie première »" : … moins rusé et trompeur que puissant », qui entretiendrait mes sens dans l'illusion d'une réalité ? *Or, dans ce cas même (Méditation seconde : De la nature de l'esprit humain, et qu'il est plus aisé à connaître que le corps), « je suis », puisque je doute. « Mais qu'est-ce donc que je suis ? Une chose qui pense. » L'expérience que j'ai des… Lire la suiteÉcrit par : Catherine CLÉMENT, Henry DUMÉRY
Dans le chapitre "La promotion philosophique du moi" : … du je, ou plutôt des deux je, car on se demande s'il s'agit du même. Le *cogito, le « je pense », reconquiert sur le scepticisme, non pas l'être, mais la certitude du « je suis », c'est-à-dire l'existence du sujet qui pense (de la « chose pensante »), l'existence du sujet en tant qu'il pense, pendant le temps qu'il… Lire la suiteÉcrit par : Jean GRANIER
Dans le chapitre "Représentation et interprétation" : … accès à la véritable réalité de l'interprétation demeure toutefois obstrué tant que le privilège du *cogito cartésien n'est pas soumis à contestation. L'enjeu est le statut de la représentation et des certitudes immédiates dont se targue l'ontologie métaphysique. Nietzsche remarque d'emblée que le cogito semble nous autoriser à définir l'être par… Lire la suiteÉcrit par : Pascal ENGEL
… et leur nature dépendent du sujet qui les pense (les cogitationes reposent sur le *cogito). Nul autre que moi ne peut accéder au contenu de mes propres pensées et le vérifier (c'est pourquoi l'âme, ou l'esprit, est toujours plus « facile » à connaître que le corps, et les contenus des autres esprits moins accessibles que les… Lire la suiteÉcrit par : Francis JACQUES
Dans le chapitre "La leçon philosophique" : … et les objets correspondants pourraient recevoir un traitement pragmatique. En quatrième lieu, le « *cogito, ergo sum » cartésien pourrait être reformulé de manière significative. Ainsi : « Quand j'asserte que je doute de mon existence, je dois exister en tant que j'accomplis l'acte de langage d'asserter quelque chose. » La… Lire la suiteÉcrit par : Pierre KAUFMANN
Dans le chapitre "Être et pensée" : … à la psychanalyse. Dans cette vue, l'analyse des opérations logiques dont se soutient le *cogito porte au niveau d'une critique de l'ontologie la genèse précédemment développée du rapport du signifiant au sujet. Le sujet se constitue, en effet, de l'éclipse d'un signifiant ; plus précisément et en vertu de la définition même du… Lire la suiteÉcrit par : Jean GREISCH
Dans le chapitre "« Un cogito militant et blessé »" : … philosophique peut faire droit à l'expérience du soupçon et inclure le moment de l'attestation. *Ce triple déplacement implique une idée déterminée du cogito que Ricœur définit comme un « cogito militant et blessé ». La conjonction de ces épithètes, qui font rarement bon ménage, ne va pas sans un certain nombre de tensions, à… Lire la suiteÉcrit par : Baldine SAINT GIRONS
Dans le chapitre "Cartésianisme et psychanalyse" : … les fois que je la prononce, ou que je la conçois en mon esprit ». Autrement dit, le sujet du *cogito n'est que sous la condition contingente que je le pense. « Peut-être pourrait-il se faire si je cessais de penser, ajoute Descartes, que je cesserais en même temps d'être ou d'exister. » Or, l'héritage que la psychanalyse retiendra du… Lire la suiteÉcrit par : Paul RICŒUR
Dans le chapitre "Le contexte « épistémologique » : Descartes" : … une et l'autre dans leur ordre –, Descartes résout l'énigme qui interrompait la chaîne des vérités. *Si maintenant on considère que le premier chaînon de cette chaîne est la proposition « je pense donc je suis », il apparaît que l'expérience d'infinitude liée à la volonté était déjà impliquée dans le premier geste de la philosophie cartésienne : le… Lire la suite
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