1. Historique
Dans l'Antiquité – en Perse, en Mésopotamie, en Égypte, en Chine, en Grèce, à Rome –, des verres colorés en bleu par de l'oxyde de cobalt servaient à imiter le lapis-lazuli. On trouve du cobalt dans les verres de Venise les plus anciens. Au xvie siècle, en Bohême, on fabriqua le « saffre », puis le « smalt », utilisés en verrerie et en céramique. En 1705, Walchin prépara une encre sympathique à base de sels de cobalt et de bismuth.
L'étymologie du mot « cobalt » est fort discutée. Certains le font dériver du mot grec κ́οϐαλος qui signifie mime ou clown, et d'autres du mot allemand Kobold qui désigne un gnome ; en effet, les minerais trop riches en cobalt donnaient par fusion un speiss cassant qu'on ne savait pas traiter autrefois ; les mineurs voyaient là une vengeance d'un génie souterrain.
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