Jurisconsulte, conseiller au parlement de Paris, successeur de Bertin au contrôle général des Finances (1763-1768), Clément de Laverdy représente un courant libéral issu de Montesquieu. Il autorise la libre circulation des grains et leur exportation en 1764 ; il tente une réforme d'administration provinciale et municipale en favorisant les tribunaux et en réduisant la tutelle des intendants ; il brise les oligarchies municipales et supprime les offices vénaux afin d'assurer une meilleure gestion des finances locales et d'uniformiser l'administration du royaume (1764-1765). Il satisfait les propriétaires, les éléments supérieurs de l'artisanat qui participent à la vie des villes de plus de deux mille habitants, mais il mécontente les privilégiés et les bourgeois. Ses mesures sont difficiles à appliquer en Flandre, Bourgogne, Artois, Bretagne, et elles sont abrogées par son successeur, Terray, en 1771. Laverdy se retire sur ses terres près de Montfort-l'Amaury et se consacre au plaisir d'écrire. Victime de la Révolution, accusé d'avoir partie liée avec les spéculateurs et d'avoir fait jeter du blé dans les étangs pour accroître la disette, il est guillotiné. On lui doit un Tab […]
